Les communautés agro-pastorales de Bukanga-Lonzo notamment dans le groupement de Bitadiluasa, province du Kwango, tirent la sonnette d’alarme contre les violences faites par la milice Mobondo. Elles exigent une riposte ferme.
En effet, depuis plusieurs semaines, une succession d’attaques attribuées à la milice Mobondo plonge la zone dans une spirale d’insécurité qui déstructure l’économie locale et menace la survie même des ménages.
Sur le terrain, les témoignages s’enchaînent, aussi lourds que répétitifs. Un éleveur raconte avoir perdu cinq vaches en trois semaines, treize depuis le début des incursions. Pour ces familles dont le bétail constitue le cœur de l’activité économique, chaque bête arrachée est un pan de leur existence qui s’effondre.
Le ressentiment vis-à-vis des autorités grandit et est nourri par un sentiment profond d’abandon.
» Nous payons, taxes et impôts, mais aucune protection ne nous parvient » regrette un fermier, totalement épuisé par de mois de menaces et de pertes cumulées. Certains envisagent désormais de renoncer à l’élevage, pourtant moteur essentiel de l’économie rurale dans cette partie de la province.
Les zones de Fatundu et Fakwilu figurent parmi les plus ciblées, transformant les axes routiers en corridors de peur. Les habitants appellent les autorités provinciales et nationales à une intervention immédiate, structurée et durable, afin de restaurer la sécurité dans les villages et autour de pâturages.
Le phénomène dépasse Bukanga-Lonzo. Le secteur de Dinga et d’autres localités subissent des violences similaires, dessinant les contours d’une crise sécuritaire plus large qui exige une réponse rapide pour éviter une déstabilisation encore plus profonde de territoires.
Esdras Kongo depuis Kwango









