La ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, a accueilli ce mercredi 23 juillet 2025, le lancement officiel des activités du Fonds National des Réparations des Victimes (FONAREV) pour l’espace Grand Bandundu, englobant les provinces du Kwango, du Kwilu et du Maï-Ndombe.
Ce programme du gouvernement congolais, mis en œuvre sous l’égide du FONAREV, vise à établir une liste consolidée, transparente et exhaustive des victimes de violences liées aux conflits, ainsi que d’autres crimes graves contre la paix et la sécurité de l’humanité, commis dans cette région.
Les opérations actuellement lancées à Kenge concernent spécifiquement deux périodes sombres de l’histoire récente de la RDC. La première remonte à 1997, lors de l’entrée de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), au cours de laquelle de nombreuses exactions ont été rapportées contre les populations civiles. La seconde, plus récente, est liée aux violences perpétrées par la milice Mobondo dans le Maï-Ndombe, une partie du Kwilu, et le Kwango, depuis près de trois ans.
Ces violences, souvent marquées par leur caractère ethnique et sexuel, ont laissé derrière elles des communautés meurtries, des familles disloquées et des victimes sans assistance appropriée.
À travers ce recensement, le FONAREV entend préparer une réponse réparatrice à la hauteur des souffrances endurées, en permettant au Gouvernement central de fournir aux victimes un accompagnement matériel, financier, judiciaire et médical. Il s’agit, selon les responsables du fonds, d’un pas important vers la justice transitionnelle et la reconstruction du tissu social dans les zones affectées.
Esdras Kongo depuis Kwango









