Des pratiques assimilées à des actes de torture inquiètent la population du secteur de Mpendjwa, dans le Territoire de Kiri, au Maï-Ndombe. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des responsables territoriaux, des personnes accusées de sorcellerie seraient ligotées à l’aide des chaînes et des barres de fer lors des séances visant à les identifier comme présumés sorciers.
Des pratiques que condamne fermement le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Docteur Dido Mpia Nsele, qui les juge contraires au respect de la dignité humaine.
« Les accusations de sorcellerie ne peuvent en aucun cas justifier des traitements inhumains ou dégradants. Attacher des personnes avec des chaînes ou des barres de fer expose les victimes à de graves conséquences physiques et psychologiques. J’appelle la population à respecter les droits humains et à privilégier les voies légales », a déclaré le ministre.
Et d’ajouter :
« Ces actes peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé des victimes.
Au-delà des blessures, des douleurs et des traumatismes physiques pouvant résulter du ligotage, ces traitements inhumains et dégradants sont susceptibles d’entraîner la peur, l’humiliation, le stress et des traumatismes durables ».
Le ministre rappelle enfin que la lutte contre les accusations de sorcellerie doit se faire dans le strict respect de la loi, des droits humains et de la dignité de chaque citoyen.
Vergelin Bola Nsa depuis Mai-ndombe









