Le Réseau Cris de la Femme (RCF) a officiellement lancé, le jeudi 21 août 2025, les activités de son projet intitulé « Contribuer à l’atténuation et à la lutte contre les impacts des violences basées sur le genre dans le territoire de Kazumba, au Kasaï Central ». Ce projet est soutenu par la Global Initiative Against Impunity, cofinancée par l’Union Européenne.
L’ activité s’est tenue lors d’un dialogue communautaire sur les violences sexuelles et celles basées sur le genre, organisé à Mikalayi, dans le territoire de Kazumba. Cette rencontre a réuni des femmes et des filles survivantes des violences sexuelles, des autorités administratives et sécuritaires, des acteurs de la société civile, ainsi que des leaders religieux et coutumiers. L’objectif principal était de promouvoir la justice restauratrice en faveur des femmes et des filles victimes de violences basées sur le genre (VBG).
« Je ressens une grande joie, car bien que la province compte cinq territoires, c’est celui de Kazumba qui a été choisi pour apporter soutien et réconfort aux jeunes filles victimes de violences perpétrées par des individus malveillants. C’est pourquoi l’ONG Réseau Cris de la Femme est ici pour sensibiliser les jeunes filles à se connaître, à prendre conscience de leur situation, afin d’éviter le mal, de faire le bien et de se prémunir contre le danger », a souligné
Jean Roger Tshitenge, administrateur du territoire de Kazumba.
Et de poursuivre :
» Nous avons échangé lors de ce dialogue communautaire avec les leaders, et j’espère que cette initiative s’étendra à l’ensemble du territoire. Ce serait bénéfique pour les jeunes filles de mon territoire, qui compte neuf secteurs où les VBG sont un problème majeur. »
Éclairés par ce dialogue, les participants ont pris l’engagement de lutter contre ce fléau en dénonçant les cas de violences.
« Nous avons beaucoup apprécié ce dialogue sur les VBG, car de nombreuses personnes dans d’autres milieux étaient dans l’ignorance. Les cas de violences surviennent parfois sans que les gens soient au courant. Nous avons pris l’engagement de dénoncer tous les cas pour qu’ils soient pris en charge. Le Réseau Cris de la Femme a permis à toutes les femmes de s’affirmer et de dénoncer tout cas qui se produit », a déclaré Joséphine Tshiela, représentante de la société civile.
Ce projet, mis en œuvre par le Réseau Cris de la Femme, a une durée de huit mois. Son objectif est de renforcer la capacité des survivantes de VBG à accéder à la justice formelle communautaire, de faciliter leur réinsertion socio-économique à travers une approche de justice restauratrice, ainsi que de conduire des sensibilisations communautaires et de fournir un soutien intégré.
Notons que cette rencontre a offert aux participants l’opportunité de partager des témoignages poignants sur leurs expériences, d’évoquer les différentes formes de violences qu’ils ont subies et de formuler des recommandations pour lutter contre ce fléau.
Dieudonné Tshimanga Ntumba, depuis Kananga









