À l’initiative de l’International Fact-checking Network, on célèbre chaque 2 avril la journée internationale du fact-checking. Cette journée rappelle l’importance de la vérification des faits face à la prolifération des fake news. Elle sensibilise à l’analyse critique de l’information et encourage les bonnes pratiques.
En République Démocratique du Congo, il existe un collectif de fact-checkers. Son porte-parole, Daniel Alorerembi, journaliste à Médiacongo, démontre la place du fact-checking, ce processus de vérification des faits, dans l’exercice du métier de journaliste.
« Nous célébrons le fact-checking aujourd’hui, parce que c’est une grande opportunité pour nous, les fact-checkers, de promouvoir la vérification des faits et la lutte contre la désinformation. Avec la montée en puissance des fake news sur les réseaux sociaux, le fact-checking devient incontournable dans l’exercice du métier, car les fact-checkers sont présents dans chaque média pour veiller à l’intégrité de l’information et surtout apporter la meilleure version de l’information au public chaque fois qu’il y a une information erronée qui circule sur la place publique », a-t-il expliqué au cours d’un entretien exclusif avec RTNC CD.
Face à la montée de fausses vidéos créées grâce à l’intelligence artificielle, il conseille aux journalistes congolais de se réinventer.
» Aujourd’hui, avec l’avènement de l’intelligence artificielle, les fact-checkers doivent se mettre à jour tout en apprenant comment utiliser les outils modernes. Ils permettent de vérifier la véracité d’une information fabriquée grâce à l’intelligence artificielle. Certains outils spécifiques permettent aux fact-checkers de découvrir des fausses vidéos (deepfake). Donc, il est demandé aux fact-checkers de toujours se mettre à niveau pour mieux traquer les fake news à l’ère de l’intelligence artificielle », a-t-il préconisé.
Pour lui, ce travail de vérification est un travail qui demande beaucoup d’exigences, car « le fact-checker, qui est censé donner la vraie information au public, n’a pas droit à l’erreur ».
Par ailleurs, il précise la grande difficulté qu’ils rencontrent au cours de leur travail de fact-checking, qui est l’accès aux sources. Cette difficulté bloque le processus de vérification.









