La situation liée à l’épidémie de la maladie à virus Ebola demeure préoccupante en République Démocratique du Congo. À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, un café de presse s’est tenu ce vendredi 21 août 2026 près de 100 jours après la déclaration officielle de l’épidémie. À cette occasion, MSF appelle à accélérer la riposte face à cette épidémie toujours préoccupante.
Selon les données présentées par les Médecins Sans Frontières (MSF), 5.208 cas confirmés et 2.476 décès ont été enregistrés au 18 août 2026. L’organisation humanitaire s’inquiète particulièrement du nombre élevé de décès enregistrés en dehors des Centres de traitement Ebola (CTE).
Ceux-ci représenteraient environ 62 % des décès. Pour MSF, ces chiffres témoignent des difficultés rencontrées par la riposte face à la propagation du virus.
L’organisation estime que les interventions doivent être davantage adaptées aux réalités des communautés affectées.
MSF appelle ainsi au renforcement de la surveillance épidémiologique, du dépistage, du suivi des contacts et de la prise en charge précoce des personnes infectées.
L’organisation plaide également pour une réponse plus rapide et plus flexible, impliquant davantage les communautés locales afin de faciliter l’identification des cas et de limiter les chaînes de transmission.
Face à la persistance de l’épidémie, MSF invite les autorités sanitaires ainsi que leurs partenaires à renforcer leur mobilisation.
L’objectif est de contenir plus efficacement la propagation du virus et de réduire le nombre des décès.
Près de 100 jours après la déclaration de l’épidémie, la riposte contre Ebola reste donc confrontée à d’importants défis en Ituri, nécessitant des actions urgentes et adaptées aux réalités du terrain.
John Mawa Rutarwa.









