Sous le soleil ardent de Lisala, le Lycée Monzoto Mwa N’tongo a accueilli pendant trois jours une effervescence inhabituelle. Des centaines de jeunes, cahiers en main et regards pleins d’espoir, se sont rassemblés pour une formation intensive en entrepreneuriat.
L’initiative, portée par l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC) sous la houlette de son Directeur général adjoint, Mathieu Tshibumbu Muboyayi, vise à préparer les porteurs de projets au Concours National de Plan d’Affaire Simplifié (CONAPAS), pierre angulaire du projet présidentiel « Débout Jeunes Congolais ».
Dans les salles de classe transformées en laboratoires d’idées, 366 jeunes ont appris à structurer leurs ambitions. Les échanges ont été vifs, les débats passionnés : comment transformer une idée en projet viable ? Comment rédiger un plan d’affaires simplifié ? À la fin, l’enthousiasme a été palpable.
« La formation nous a permis d’acquérir plus de connaissances dans l’entrepreneuriat. Désormais, chacun de nous est capable d’élaborer un plan d’affaire », a confié un participant, sourire aux lèvres.
Mais l’expérience ne s’est pas limitée aux cours théoriques. Mathieu Tshibumbu Muboyayi a profité de son séjour pour visiter des entrepreneurs locaux, véritables modèles vivants pour les jeunes. La responsable de la PME Nadine Bosaka avec sa savonnerie, son poulailler et sa briqueterie, ainsi qu’une concession agricole de 17 hectares, a montré qu’il est possible de bâtir un empire à partir de ressources locales. Un autre responsable d’une PME Arsène Mombenga, spécialisée dans la production des ananas, a illustré la force de l’agriculture de niche. Enfin, l’agroforesterie de Bavon Andabo, avec ses 45 espèces d’arbres fruitiers, a impressionné par sa capacité à transformer les fruits en jus, symbole d’innovation et de durabilité.
L’objectif était clair, montrer que l’entrepreneuriat n’est pas une abstraction, mais une réalité accessible.
En toile de fond, la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo résonne : créer une génération de millionnaires congolais. Pour les formateurs, il ne s’agit pas seulement de transmettre des connaissances, mais d’allumer une flamme. Et à voir l’énergie des participants, cette flamme semble bel et bien allumée.
Charles Luambo depuis Lisala.









