Le marché central de Bunia fait face depuis quelques semaines à une rareté remarquable de légumes frais. Tomates, choux, oignons, oseille et aubergines se font rares sur les étalages, et les quelques quantités disponibles se vendent à des prix jugés exorbitants par les ménagères. Les vendeuses interrogées, ce vendredi 28 août 2026, évoquent la mauvaise récolte liée aux pluies irrégulières et à la longue sécheresse qui a frappé les zones maraîchères autour de Bunia, conséquence directe du changement climatique.
Cette pénurie a provoqué une flambée vertigineuse des prix. À titre d’exemple, un tas d’amarante qui se vendait à 1.000 FC se négocie désormais jusqu’à 3.000 FC, soit le triple. La même hausse est observée pour les autres légumes de première nécessité, rendant le panier de la ménagère de plus en plus léger et inaccessible pour les familles à faible revenu.
Sur place, la population regrette amèrement cette situation. Pour de nombreux ménages à Bunia, les légumes constituent la base de l’alimentation quotidienne.
« On ne sait plus quoi mettre dans la marmite, tout est devenu cher », se lamente une mère de famille rencontrée au marché.
L’inquiétude est générale, car cette carence alimentaire touche directement la santé des enfants et des personnes vulnérables.
Face à cette crise, les mamans maraîchères et consommatrices lancent un appel à l’État. Elles demandent un appui concret pour relancer la culture locale de légumes, notamment en intrants, semences résistantes à la sécheresse et en techniques d’adaptation climatique. Sans cet accompagnement, craignent-elles, la prochaine saison risque d’être encore plus difficile.
Un besoin d’autant plus urgent en cette période d’épidémie d’Ebola qui menace la ville de Bunia. Les femmes soulignent que les légumes sont riches en vitamines et essentiels pour renforcer l’immunité et la force de l’organisme.
« Nous avons besoin de vitamines pour avoir la force de résister pendant cette épidémie d’Ebola à Bunia », plaide une vendeuse.
Manger sain et équilibré reste aussi un geste de prévention.
Olivier bulamuzi nobirabo









