Le conseiller américain Massad Boulos a déclaré sur France 24 qu’une « violation grave » de l’Accord de Washington avait été constatée, après la prise de la ville d’Uvira par le mouvement M23-AFC, soutenu par le Rwanda.
Selon lui, cette offensive constitue une escalade directement imputée au Rwanda et au M23, malgré un retrait partiel des rebelles sous pression américaine.
Massad Boulos a rappelé que l’accord avait été paraphé en présence de Donald Trump, qui s’était engagé comme témoin politique aux côtés des trois présidents concernés. Pour Washington, voir un tel engagement bafoué en quelques jours représente bien plus qu’un simple incident , c’est une remise en cause de la crédibilité des signataires.
« Les États-Unis ne prendront pas cela à la légère », a insisté le conseiller.
Interrogé sur la position américaine vis-à-vis du président rwandais Paul Kagame, Boulos a reconnu que la confiance de Washington était désormais ébranlée, faute de gestes concrets sur le terrain. Cette incertitude pourrait peser lourdement sur les relations bilatérales.
Alors que Kagame affirme publiquement ne pas craindre d’éventuelles sanctions, Massad Boulos a répliqué que Washington « a entendu ses déclarations » et qu’une réponse est en préparation.
Dans la foulée , il a rappelé que les États-Unis avaient déjà sanctionné des personnalités et entités impliquées dans des trafics illicites, citant notamment James Kabarebe. De nouvelles mesures pourraient être annoncées prochainement, y compris des sanctions de plus haut niveau.
Pour Washington, la violation d’un accord signé devant le président des États-Unis ne peut être minimisée. Elle marque une rupture de confiance stratégique, dont les conséquences pourraient se traduire par un durcissement des relations et une pression accrue sur Kigali.









