À trois semaines de la rentrée scolaire, le Directeur Provincial de l’Office des Routes Tshuapa, Monsieur Théophile Pange, appelle les autorités de l’éducation à revoir la carte scolaire en province. Dans une interview accordée à rtnc.cd ce lundi 10 août 2026, il plaide pour l’introduction et la promotion des options techniques, seules capables selon lui de former une jeunesse utile au développement de la Tshuapa.
Un besoin urgent de techniciens sur le terrain
« L’Office des Routes n’est pas une entreprise où règne la bureaucratie. Nous avons, plus besoin des techniciens en construction, en mécanique, en électricité pour occuper des brigades », a expliqué Théophile Pange affirmant qu’à l’Office des Routes, la priorité n’est pas administrative.
Pour lui, les infrastructures de la province ne peuvent pas être construites et entretenues sans une main-d’œuvre qualifiée issue de la Tshuapa.
Le risque d’une main-d’œuvre 100% importée
« Si nous ne faisons pas attention, toute la main-d’œuvre de la Tshuapa sera importée de l’extérieur. Il est temps que la donne change pour donner la chance aux fils de la Tshuapa d’occuper les postes de Direction », a-t-il insisté en tirant la sonnette d’alarme face au déséquilibre actuel.
Théophile Pange assure que son service est disposé à s’impliquer directement dans la formation.
« Nous sommes prêts à dispenser les enseignements si jamais les options techniques sont installées en province. Nous sommes assez nombreux avec nos collègues de l’Office des Voiries et Drainages pour porter secours à la jeunesse », a-t-il déclaré.
Cet appel tombe à point nommé. Les résultats de l’Examen d’État 2025-2026 montrent un déséquilibre majeur dans la province. La filière Pédagogie représente à elle seule 87% des candidats, contre 13% pour les filières Scientifique et Technique réunies. Un constat qui confirme, selon Théophile Pange, la nécessité d’orienter davantage de jeunes vers les métiers techniques et industriels.
Tshuapa elphin Ebwa









