Une situation préoccupante règne dans le Territoire de Monkoto. Deux secteurs sont, de part et d’autre en ébullition : le secteur de l’environnement sur l’exploitation forestière et celui de l’enseignement.
D’un côté, la population locale s’oppose aux exploitants forestiers chinois. Ces derniers détiennent pourtant tous les documents dûment signés par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable.
Selon notre reporter sur place, la population a eu recours aux fusils de chasse pour marquer sa désapprobation.
Face à la tension, le Ministre provincial de l’environnement Alfred Lifese est arrivé sur le lieu. Il conduit une délégation du parquet général pour des enquêtes.
» Quelques arrestations ont été opérées pour décourager les commanditaires « , confirme la source administrative.
Dans une déclaration récente, les députés nationaux de Monkoto auraient aussi instrumentalisé leur base. Ils dénonçaient les industriels de bois chinois qui opèrent dans la région brandissant le grief du non-respect de cahier de charges.
De l’autre côté, les enseignants de la sous-division Monkoto refusent le retour du Sous-Proved. Ce dernier est présumé auteur de détournement de leurs salaires et primes. Il venait à peine d’être réhabilité dans ses fonctions. Le Sous-Proved venait de purger une sanction disciplinaire de trois mois. La sanction concernait le détournement des salaires et primes de gratuité des enseignants de la localité de Wafanya.
Par ailleurs, le bureau du chef de sous-division provinciale de l’Éducation Nationale, Monkoto 2, reste fermé.
L’Administrateur du Territoire se refuse à tout commentaire.
Il évite la politisation de l’affaire.
La délégation gouvernementale a, pour l’instant, réussi à obtenir une accalmie, en attendant une résolution définitive de la situation.
Tshuapa, Delphin Ebwa









