Coup de poing sur la table à Boende. Le Maire de la ville, Joël Bokoto Ilo, a réuni ce mercredi 21 octobre 2026, le Comité urbain de sécurité élargi. Autour de la table, les Bourgmestres des communes, le Commandant ville de la PNC, le Commandant FARDC, les chefs de quartiers et les chefs des rues. Une réunion marathon, débutée à 12h et clôturée à 17h. Objectif, trouver des solutions urgentes.
Quatre dossiers brûlants sur la table : l’insécurité grandissante dans la ville, les vols de téléphones par des motards non identifiés, l’insalubrité chronique et la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires.
Face à cette situation, le Maire Joël Bokoto n’a pas tourné autour du pot. Trois arrêtés importants ont été signés, publiés et rendus publics, séance tenante.
« La ville de Boende n’est pas une jungle. Nous avons pris trois arrêtés pour réglementer la conduite de chaque motard dans la ville, pour réglementer l’assainissement et pour fixer les mesures que j’ai prises . Désormais, tout motard non identifié sera interpellé », a indiqué l’autorité urbaine.
Sur l’insécurité, le Maire a été clair. Boende ne peut pas dormir avec la peur au ventre à cause de quelques inciviques à moto.
« Nous ne pouvons plus accepter que notre population se fasse arracher les téléphones en plein jour par des motards sans plaque, sans gilet, sans identité. J’ai donné des instructions fermes à la PNC et aux FARDC. La traque commence », a-t-il indiqué.
Sur l’insalubrité, le ton est monté d’un cran. Boende est sale, et cela se voit.
« Boende doit être propre. Chaque parcelle, chaque rue, chaque marché doit être assaini. L’arrêté sur l’assainissement sera appliqué sans complaisance. La saleté est une maladie », a-t-il insisté.
Enfin, sur la vie chère, le Maire a promis de s’attaquer aux spéculateurs.
« Nous avons constaté la hausse injustifiée des prix des denrées alimentaires. Nous ne laisserons pas les commerçants affamer notre population. Les services de l’économie vont descendre sur terrain », a-t-il conclu.
Il fallait désormais cette réunion. Boende est étouffé. Des motos sans numéro qui volent et disparaissent dans la forêt, des caniveaux bouchés, des vendeurs qui fixent les prix selon leur humeur. Pendant trop longtemps, c’était le laisser-faire.
Avec ces trois arrêtés, Joël Bokoto vient de siffler la fin de la récréation. Reste maintenant l’exécution. Parce qu’à Boende, on a vu beaucoup d’arrêtés, mais peu d’application. Cette fois, la population attend des actes, pas du papier.
Tshuapa, Delphin Ebwa









