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Siéger ou perdre son mandat : des députés provinciaux de la Tshopo menacés d’invalidation pour absentéisme

L’Assemblée provinciale de la Tshopo s’apprête à rendre publics, dans les prochaines heures, les noms des députés provinciaux concernés par une procédure d’invalidation pour absentéisme répété. L’annonce a été faite le lundi 29 décembre 2025 par le président de l’organe délibérant, Mateus Kanga Londimo, à l’occasion de la séance solennelle marquant la clôture de la session ordinaire de septembre 2025.

Cette mesure fait suite à l’adoption, en séance plénière, du rapport présenté par le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Paul Ruffin Lokesa Bomboli. Le document, axé sur les statistiques de présence des élus aux séances plénières, met en évidence un taux d’absentéisme jugé incompatible avec l’exercice du mandat parlementaire.

Se fondant sur la Constitution de la République, la loi relative aux principes fondamentaux de la libre administration des provinces ainsi que sur le Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale de la Tshopo — reconnu conforme à la Constitution — plusieurs députés ont dépassé le seuil légal d’absences non justifiées et non autorisées.

Les articles 110, point 6, et 197 de la Constitution stipulent clairement que le mandat parlementaire peut prendre fin lorsque l’élu s’absente, sans justification valable, à plus d’un quart des séances d’une session.

Sur les 22 séances plénières tenues au cours de la session ordinaire de septembre 2025, certains députés provinciaux n’ont pas atteint la moitié des présences requises. Un manquement sérieux, alors même que cette session était consacrée à des questions majeures liées à la législation provinciale et au contrôle de l’action gouvernementale.

Insistant sur la rigueur des textes en vigueur et la nécessité de leur application sans complaisance, le président Mateus Kanga Londimo a affirmé la détermination du Bureau de l’Assemblée à restaurer la crédibilité de l’institution et à renforcer la discipline parlementaire. Selon lui, cette démarche ne relève ni d’un règlement de comptes ni d’une sanction politique, mais de l’application stricte de la loi.

L’opinion publique provinciale reste désormais dans l’attente de la publication officielle de la liste des députés concernés. Une décision qui pourrait avoir un impact significatif sur la configuration politique de l’Assemblée provinciale de la Tshopo et rappeler avec force que le mandat parlementaire est avant tout une responsabilité, et non un simple privilège.

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