Face aux défis persistants du transport sanitaire dans la province du Sankuru, notamment les longues distances entre les localités, l’absence ou l’impraticabilité des routes, l’insuffisance d’ambulances, une solution adaptée est en cours de déploiement : la moto-ambulance.
L’annonce a été faite ce samedi 14 février 2026 par le ministre provincial de la Santé, Tony Elonge.
Conçue pour circuler sur des sentiers étroits, des pistes forestières et dans des zones difficilement accessibles aux véhicules classiques, la moto-ambulance vise à faciliter l’évacuation rapide des patients vers les structures de soins.
» Il s’agit d’une initiative portée au niveau provincial, qui s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par le ministère provincial de la Santé, en collaboration avec des partenaires suisses et des professionnels de santé congolais, notamment les Dr Pius Wonga, Jean Bosco Lotonga et Thomas Enduka » a déclaré le ministre.
Le ministre a précisé que le prototype de cette moto-ambulance a été conçu et fabriqué en Suisse par les partenaires du Dr Tony, garantissant ainsi des standards techniques adaptés aux exigences du transport médical en zones difficiles. Ce dispositif innovant sera officiellement inauguré au mois de juillet prochain dans la province du Sankuru.
Il a ajouté que le projet repose également sur la mise en place d’une clinique médico-chirurgicale mobile destinée à rapprocher les soins spécialisés de populations vivant dans des zones enclavées:
» La création de ce dispositif fait suite à plusieurs situations d’urgence sanitaire enregistrées dans des villages isolés, dont Omandja Ekiunga, situé à environ 134 kilomètres de Tshudi, l’impossibilité d’évacuer rapidement des patients en raison de l’absence d’infrastructures routières adaptées, la mise en évidence et la nécessité de disposer d’un moyen de transport médical approprié aux réalités locales » a-t-il souligné.
Le ministre provincial a par ailleurs sollicité l’appui des autorités nationales, notamment le Président de la République, Félix Tshisekedi, la Première Ministre, ainsi que le ministre national de la Santé, Roger Kamba.
Il appelle également les autorités provinciales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les personnes de bonne volonté à soutenir et à étendre ce dispositif à d’autres provinces afin de renforcer l’accès équitable aux soins de santé, en particulier dans les zones les plus reculées du pays.
Jean-Claude Kopami Shongo, depuis le Sankuru.









