Une réunion stratégique s’est tenue ce 9 septembre 2025 entre la délégation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Gouvernement provincial du Sankuru, représenté par le Vice-Gouverneur Issipia Martin, accompagné du Ministre provincial de la Santé, Dr Tony Elonge.
Au cœur des échanges , le suivi des résolutions prises lors de la réunion de 2024, au cours de laquelle l’OMS avait inscrit le Sankuru parmi les provinces prioritaires pour ses interventions.
La résurgence de l’épidémie d’Ebola à Bulape, zone de santé voisine de Kole et Benadibele, a également été abordée avec gravité.
L’OMS a annoncé le lancement d’un projet spécifique au profit du Sankuru, comprenant la dotation de dix motos, des ordinateurs, ainsi que d’autres équipements logistiques destinés à renforcer les capacités des zones de santé.
« Ces équipements seront livrés dans les prochains jours afin de renforcer la riposte et améliorer la mobilité du personnel de santé dans les zones difficiles d’accès », a précisé un membre de la délégation de l’OMS.
Le Gouvernement provincial, tout en remerciant l’OMS pour ses efforts, a plaidé pour l’élargissement de ces appuis, notamment par la dotation en véhicules, un besoin crucial dans la logistique sanitaire provinciale.
« Nous saluons l’engagement de l’OMS, mais nous insistons aussi sur le besoin urgent en véhicules et autres moyens de transport pour faciliter la couverture sanitaire dans notre vaste province », a déclaré le Vice-Gouverneur Martin Issipia.
Face à la crise Ebola, il a été convenu d’en faire une opportunité de développement durable. Selon le ministre provincial de la santé Dr Elonge, plusieurs pistes ont été évoquées parmi lesquelles :
« le forage d’eau potable, l’équipement des structures sanitaires en énergie solaire avec batteries lithium, et l’introduction de la télémédecine ».
Enfin, les deux parties ont convenu d’un suivi rigoureux de tous les appuis :
« Nous devons nous assurer que chaque ressource mise à disposition atteigne effectivement les bénéficiaires et produise un impact durable », a pas insisté la délégation de l’OMS.
Jean-Claude Kopami Shongo, depuis Sankuru









