L’Église Catholique Orthodoxe du Congo (ECOC asbl) se présente comme un acteur engagé dans le développement socio-éducatif en République démocratique du Congo. Selon les informations communiquées par l’institution, elle assure la gestion de plus d’une centaine d’écoles primaires et secondaires réparties dans plusieurs entités du pays.
Créée le 24 mars 1989, l’ECOC indique avoir été officiellement reconnue à travers différents actes administratifs, notamment l’arrêté ministériel n°696/CAB/MIN/R.I.J&GS/96 du 20 septembre 1996, ainsi que plusieurs arrêtés relatifs à son secteur éducatif.
Depuis sa création par le Père fondateur, l’Archevêque Primat Général, Monseigneur Alidor-Ananias Kamwakatshi Kapinga, qui a dirigé l’institution de 1989 à 2003, plusieurs responsables se sont succédé conformément, selon l’ECOC, à ses normes, dogmes, doctrines, statuts ainsi qu’aux lois en vigueur en République démocratique du Congo.
Après le décès du Président fondateur en 2003, la direction de l’Église a été assurée par le Révérend Père-Curé André-Jean-Faustin Badibanga Nsambuka, jusqu’en 2019. Celui-ci a par la suite été élevé à la dignité épiscopale.
Depuis 2019, la responsabilité de l’institution est assumée par le Révérend Edmond Mbaya Musakaya, présenté par l’ECOC comme son Président et Représentant légal. L’institution se réfère notamment à l’arrêté ministériel n°56/CAB/VPM/MIN/J&GS/2021 du 28 janvier 2021, publié au Journal officiel de la République démocratique du Congo le 15 juin 2021.
Dans sa communication, l’Église Catholique Orthodoxe du Congo affirme avoir été confrontée à plusieurs tentatives d’usurpation de son identité, de ses titres et de sa gestion.
L’institution évoque notamment des cas qu’elle qualifie d’auto-proclamation de fonctions, d’usage de faux documents et de port illégal de titres, ainsi que des démarches administratives et judiciaires qu’elle estime irrégulières.
L’ECOC affirme également qu’une nouvelle association portant, selon elle, la même dénomination sociale, le même sigle et un mode de gestion similaire aurait été créée en 2024, ce qui serait à l’origine d’un différend autour de son identité et de sa représentation légale.
L’ECOC conteste par ailleurs un arrêté ministériel portant le numéro 195/CAB/M.E/MIN/J&GS/2024 du 20 décembre 2024.
Selon l’institution, l’ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga, aurait été induit en erreur au moment de la signature de cet acte, sur la base d’informations que l’ECOC considère comme irrégulièrement transmises par des personnes qu’elle met en cause.
L’Église estime que cette situation serait contraire à l’article 8 de la Loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique.
Ces accusations relèvent de la position exprimée par l’ECOC et pourraient nécessiter, pour être définitivement établies, la consultation des documents administratifs concernés et, le cas échéant, des décisions des autorités.
Au-delà de cette controverse administrative et juridique, l’ECOC affirme vouloir poursuivre la vision de son Père fondateur, fondée notamment sur la promotion de la paix, de la vérité et du développement.
Sous la conduite du Révérend Edmond Mbaya Musakaya, l’institution dit vouloir contribuer à la remise en ordre du secteur éducatif relevant de sa gestion et assurer la continuité de ses activités au bénéfice des communautés.
L’Église entend également développer des partenariats avec des organisations nationales et internationales afin de soutenir ses initiatives dans les domaines de l’éducation, du développement socio-éducatif et de la construction des infrastructures ecclésiastiques.
L’Église Catholique Orthodoxe du Congo, ECOC asbl, rappelle enfin qu’elle se présente comme une confession religieuse établie en République démocratique du Congo, dont les services de gestion sont basés à Kinshasa.









