À l’ouverture solennelle de la session de septembre 2026, ce mardi 15 septembre, le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a accordé une attention particulière aux perspectives économiques et budgétaires du pays pour l’exercice 2027. Le projet de budget, évalué à un montant record de 24,6 milliards de dollars américains, suscite notamment des attentes quant à son impact concret sur la population.
Dans son discours d’ouverture, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a souligné que les projections économiques annoncent une croissance réelle de 5,6 % en 2026 et de 5,5 % en 2027. Pour lui, ces performances ne pourront véritablement être considérées comme des acquis que si elles se traduisent par une amélioration tangible des conditions de vie des Congolais.
«« Les projections disponibles renseignent une croissance économique réelle estimée à 5,6 % en 2026 et à 5,5 % en 2027. Ces chiffres n’auront de valeur que s’ils se traduisent concrètement dans la vie de nos concitoyens », a-t-il déclaré.»
Le speaker de la chambre haute estime que la croissance économique doit bénéficier à l’ensemble de la nation et produire des effets dans les différents secteurs de la vie sociale.
Selon lui, elle doit notamment contribuer à la création d’emplois, particulièrement en faveur des jeunes, à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages ainsi qu’au renforcement de l’accès aux services essentiels.
«« La croissance doit créer des emplois, notamment pour les jeunes, améliorer le pouvoir d’achat des ménages et renforcer l’accès aux services essentiels tels que l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité et les infrastructures de base », a-t-il insisté.»
Dans cette perspective, le Sénat, en sa qualité de composante de l’autorité budgétaire, appelle le gouvernement à poursuivre une gestion rigoureuse des finances publiques et à préserver les principaux équilibres macroéconomiques du pays, notamment la stabilité du franc congolais.
Jean-Michel Sama Lukonde a également insisté sur l’importance de cette stabilité monétaire pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, particulièrement celui des populations les plus vulnérables.
«La stabilité économique demeure une condition indispensable à la protection du pouvoir d’achat, particulièrement pour les couches les plus vulnérables de notre population », a-t-il conclu.»
De son côté, le Sénat a assuré le gouvernement de sa disponibilité à jouer pleinement son rôle en veillant à mettre à la disposition des institutions publiques les ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
L’enjeu, pour les autorités congolaises, sera désormais de faire en sorte que les ambitions affichées dans les projections économiques et budgétaires de 2027 se traduisent par des résultats concrets et perceptibles dans le quotidien de la population.









