L’ entrée récente de la RDC au marché international a fait le point de la communication du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi lors de la troisième réunion extraordinaire du conseil des ministres, tenue à Kinshasa ce 15 avril 2026.
Il a félicité le gouvernement pour cette étape que l’histoire économique du pays retiendra : la réussite de la première émission d’eurobonds pour un total de 1,25 milliard de dollars.
Un eurobond est un emprunt contracté par un État sur les marchés internationaux. De ce fait, le Président de la République tient à la mise en place d’une capacité de remboursement crédible et anticipée.
» Le président de la République a insisté dès lors sur un impératif non négociable, la mise en place d’une capacité de remboursement crédible et anticipée. Des provisions annuelles devront être constituées avec rigueur et une gestion transparente de ressources mobilisées devra être assurée afin que chaque dollar engagé contribue directement ou indirectement à générer les moyens de son propre remboursement (…) Elles devront être orientées exclusivement vers des projets structurants, bancables, capables de transformer durablement notre économie, d’organiser notre territoire et d’améliorer les conditions des vies de nos populations, a-t-il insisté tel que rapporté par le Porte-parole du gouvernement lors de la lecture du compte-rendu.
Selon le même compte-rendu, le président de la République a engagé la première ministre à mettre en place une commission interinstitutionnelle. Celle-ci sera chargée d’assurer le suivi rigoureux de l’exécution de ces investissements.
A en croire la même source, cette commission comprendra notamment : les ministères en charge du plan, des finances, et des secteurs concernés, ainsi que les représentants de son cabinet.
Le ministre des Finances a été, lui, instruit de garantir une traçabilité irréprochable des ressources mobilisées et de mettre en place un dispositif de suivi structuré, accessible et opposable dans le cadre de la dite commission.
En somme, le gouvernement présentera trimestriellement au Conseil des ministres, un rapport structuré et vérifiable, validé par ladite commission précitée, portant sur : les niveaux d’engagement de fonds, l’état d’exécution physique de projet, les résultats observables sur le terrain, ainsi que les écarts constatés et les mesures correctives engagées.









