Au cours d’un point de presse tenu ce jeudi 2 avril 2026, le représentant légal de l’Union des Églises indépendantes du Congo (UEIC) et président national de l’ASBL Rassemblement des enfants de Dieu pour la transformation du Congo (REDTCO), le Dr archevêque Sa Grâce Léonard Matebwe Lamba Lamba, a révélé à la presse une vision qu’il affirme avoir reçue de Dieu.
Selon lui, le moment est venu pour que la République démocratique du Congo devienne un moteur du développement de l’Afrique tout entière. Ce père spirituel estime que cela passe impérativement par le passage d’un État laïc à un État explicitement dédié à Dieu dans les textes légaux.
Répondant à une question de la presse, l’archevêque Matebwe Lamba Lamba a précisé qu’il ne s’agit pas de consacrer le pays à une religion spécifique, mais plutôt à Dieu le Père.
« Pour les hommes de Dieu du Congo et pour le peuple congolais qui croit en Dieu, le Tout-Puissant m’a donné un message. Et le Saint-Esprit l’accomplira. Le peuple a beaucoup souffert. Prenons les choses en main. Nous avons tout essayé et rien n’a marché. Face à cette réalité, une question s’impose : pourquoi continuer sans Dieu ? Aujourd’hui, nous devons faire un choix clair et lucide : mettre Dieu au centre du Congo. Le Congo doit être dédié à Dieu d’une manière constitutionnelle », a-t-il déclaré.
L’archevêque Matebwe indique que cette révélation remonte à l’année 2005. Il affirme avoir écrit au président de l’Assemblée nationale de transition de l’époque pour lui soumettre cette recommandation, sans succès.
« Malheureusement, jusqu’à présent, cette lettre est restée sans réponse. Mais je pense que le moment est venu pour que le Congo prenne la tête spirituelle du monde. Le Congo sera bientôt béni et deviendra une grande puissance spirituelle et économique, car Dieu l’avait préparé à cela avant la création du monde. C’est maintenant le temps de Dieu, c’est maintenant le temps du Congo. Le développement intégral est à portée de main, mais à une condition : que le pays ne soit plus laïc, mais dédié à Dieu », a-t-il affirmé.
Pour concrétiser cette vision, l’archevêque plaide pour la révision de l’article 1er, alinéa 1, de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée en 2011.
« La Constitution doit être modifiée dans son article premier, alinea 1. Elle devrait stipuler : “La République démocratique du Congo, dans ses frontières du 30 juin 1960, est un État dédié à Dieu, indépendant, souverain, indivisible, social et démocratique.” Un Congo avec Dieu est un Congo qui réussit », a-t-il soutenu.
Il précise toutefois que cette réforme doit se faire exclusivement par voie référendaire et permettre au gouvernement de se doter d’un ministère des affaires religieuses sensé générer les religions et mettre fin au désordre observé dans ce secteur.
« L’Église refuse tout procédé politique. Nous avons assez souffert des conflits. Le changement de la Constitution doit passer par un référendum. Le souverain primaire doit se prononcer directement, sans passer par le Congrès », a-t-il insisté.
L’archevêque a également dénoncé la prolifération des partis politiques dans le pays.
« Quel pays au monde compte plus de 4 000 partis politiques pendant que son peuple souffre ? J’appelle les serviteurs de Dieu et les fidèles de toutes les Églises à prendre leurs responsabilités. Il faut modifier l’article premier de la Constitution pour consacrer le pays à Dieu. Vous verrez que les choses vont changer », a-t-il déclaré.
Sur le plan spirituel, l’archevêque a profité de cette occasion pour annoncer une révélation développée dans son ouvrage portant sur la « troisième alliance » avec le Saint-Esprit.
« En 2026, nous avons reçu une grande révélation sur la doctrine de la troisième alliance biblique avec le Saint-Esprit. Bien que cette expression ne figure pas explicitement dans la Bible, elle y est clairement démontrée. Dans notre ouvrage Hérésie ou doctrine biblique, nous expliquons la première alliance avec le Père, la deuxième avec le Fils, et la troisième avec le Saint-Esprit », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi : « Si nous croyons que Dieu est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit, de même essence et égaux, il serait incohérent que les deux premières personnes aient des alliances avec les croyants et pas la troisième. Nous sommes dans la dispensation du Saint-Esprit, qui prépare le retour imminent de Jésus-Christ. L’Église appartient à Jésus, mais elle est conduite par le Saint-Esprit », a-t-il ajouté.
Le Dr archevêque Léonard Matebwe Lamba Lamba est docteur en théologie, docteur en histoire et docteur honoris causa en divinité. Il est représentant légal de l’UEIC et président national de REDTCO, une organisation de la société civile à caractère chrétien.
Il est également visionnaire et représentant légal de la communauté chrétienne dénommée Ministère de l’Évangile pour tous / Centres évangéliques interconfessionnels Viens et Vois (MET-CEIVV).









