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RDC : la campagne permanente de solidarité nationale annoncée le 25 août prochain

La République démocratique du Congo s’apprête à lancer une Campagne permanente de solidarité nationale, destinée à renforcer l’entraide entre les Congolais et à soutenir les populations les plus vulnérables.

Dans ce cadre, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo va procéder au lancement, le 25 août prochain,
de la campagne permanente de solidarité nationale le 25 août.

L’annonce a été faite ce jeudi 13 août 2026 lors d’un briefing presse organisé au Studio Maman Angebi de la RTNC1 à Kinshasa et qui avait pour thème central : « Lancement de la Campagne permanente de Solidarité Nationale en République démocratique du Congo ».

La rencontre a été coanimée par la ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, et le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

« Je confirme que le 25 août, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, va procéder lui-même, en tant que premier citoyen de la République, au lancement de la campagne de solidarité nationale », a déclaré la ministre d’État.

Selon elle, cette campagne vise avant tout à réveiller et renforcer la culture de solidarité et d’entraide entre les Congolais, dans un contexte marqué par de multiples crises humanitaires.

L’initiative ne devrait pas se limiter à une simple opération de collecte de fonds ou de biens. Elle entend également promouvoir, dans la société congolaise, l’amour du prochain, le patriotisme et la responsabilité collective face aux difficultés rencontrées par les personnes vulnérables.

« L’objectif est d’atteindre, de redynamiser, de susciter à nouveau l’esprit, la culture d’entraide entre les Congolais », a expliqué Ève Bazaiba.

Une campagne à caractère permanent

La ministre d’État a insisté sur un élément important de cette initiative : son caractère permanent.
La campagne, qui débutera dans un premier temps à Kinshasa, est appelée à s’inscrire dans la durée et à être progressivement relayée dans les différentes provinces du pays.

« Nous allons la lancer le 25 août, mais elle aura désormais un caractère permanent », a-t-elle précisé.

Les contributions pourront prendre plusieurs formes, notamment des dons en nature et des contributions financières, afin de venir en aide aux différentes catégories de personnes en situation de vulnérabilité.

Plus de 15 millions de Congolais en situation de vulnérabilité

Pour expliquer la nécessité de cette mobilisation nationale, Ève Bazaiba a évoqué l’ampleur de la crise humanitaire en RDC.
D’après les chiffres qu’elle a avancés lors du briefing, plus de 15 millions de Congolais se trouveraient actuellement dans une situation de vulnérabilité.

La ministre a identifié trois principales catégories de « chocs » à l’origine de cette situation : les conflits, les épidémies et les aléas climatiques.

Les conséquences des conflits représenteraient environ 60 % des cas de vulnérabilité évoqués. Les déplacements forcés constituent notamment une conséquence directe des violences.

« Il suffit qu’un seul coup de feu soit tiré quelque part, il y a des mouvements de population qui s’engagent. Et lorsqu’on quitte un point X à un point Y, on tombe déjà dans une certaine vulnérabilité », a expliqué la ministre.

Elle a fait référence aux différents conflits qui touchent le pays, notamment les conflits armés, les conflits intercommunautaires ainsi que l’agression rwandaise.

Les épidémies représentent 25 % des cas évoqués

Le deuxième facteur de vulnérabilité cité par la ministre concerne les épidémies, qui représenteraient environ 25 % des situations évoquées.

Ève Bazaiba a notamment cité la Covid-19, le choléra, le mpox ainsi que d’autres maladies ayant affecté la population congolaise.
Les 15 % restants seraient liés aux aléas climatiques, dans un contexte de dérèglement du climat.

Les fortes pluies, les inondations et les éboulements de terrain entraînent régulièrement des pertes d’abris et de moyens de subsistance, exposant davantage les populations touchées à la précarité.

La baisse de l’aide humanitaire internationale

L’autre justification avancée par la ministre d’État concerne la réduction de l’aide humanitaire internationale destinée à la RDC.
Ève Bazaiba a affirmé que l’aide américaine représentait auparavant environ 70 % de l’aide humanitaire destinée à la République démocratique du Congo, tandis que l’aide britannique, à travers UK-AID, représentait environ 15 %.

La réduction de ces financements aurait donc, selon elle, entraîné un manque à gagner correspondant à environ 85 % de l’aide humanitaire précédemment disponible.

« Il est tout à fait normal que nous puissions nous prendre en charge pour servir notre peuple », a-t-elle déclaré.

Dans ce contexte, le gouvernement entend encourager une plus grande mobilisation des ressources nationales et la participation directe des citoyens à la réponse aux crises humanitaires.

Le gouvernement assure continuer à assumer ses responsabilités
Ève Bazaiba a toutefois souligné que l’État congolais ne se désengageait pas de ses responsabilités.

Elle a assuré que le gouvernement continue d’apporter une réponse aux crises humanitaires, aussi bien en faveur des déplacés internes que des Congolais ayant trouvé refuge dans les pays voisins.
La ministre a notamment évoqué ses déplacements au Burundi, en Tanzanie et en Ouganda, où elle a pu constater la situation des réfugiés congolais.

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