Le Président Félix Tshisekedi a déploré la toute dernière sortie médiatique du porte-parole des forces armées de la RDC au cours de laquelle des propos à caractère méprisant et stigmatisant ont été tenus en l’endroit des femmes de la communauté Tutsi.
A cet effet, lors de la 76 réunion du conseil des ministres qui s’est déroulée ce 2 janvier 2025, le Président de la République Félix Tshisekedi a également approuvé les mesures de suspension prises à son égard.
» Le président de la République a déploré vivement cette dérive de langage qui ne reflète ni les valeurs républicaines, ni l’éthique de responsabilité, ni la hauteur de vue attendue de toute prise de parole officielle, a fortiori lorsqu’elle est main d’un membre d’une institution aussi sensible et stratégique que l’armée nationale.
Des tels propos sont des natures à fragiliser la cohésion nationale, la cohésion sociale, à alimenter des tensions inutiles et à porter atteinte à l’image et à la crédibilité de l’État, tant sur le plan interne qu’externe », a rapporté le Porte-parole du gouvernement dans la lecture du compte-rendu diffusée sur la RTNC.
Et d’ajouter :
» Il a dit approuver par ailleurs les mesures prises en son endroit, tout en rappelant avec insistance que la parole de l’État ne saurait être improvisée, émotionnelle ou approximative, elle doit, en toutes circonstances, être portée avec retenue responsabilité et clarté d’objectif, en particulier lorsqu’elle concerne des questions complexes,
délicates ou susceptibles d’avoir des répercussions sécuritaires, sociales, politiques ou diplomatiques ».
Le Président Tshisekedi a par ailleurs déconseillé les acteurs gouvernementaux à éviter des sorties médiatiques incontrôlées.
» À ce titre, le Président de la République en a appelé à l’ensemble des membres du gouvernement, aux responsables civils et militaires, ainsi qu’à tous les acteurs de la communication publique, à éviter toute sortie médiatique incontrôlée, notamment sur les sujets sensibles touchant à la défense nationale, à la sécurité, à la cohésion sociale et aux relations institutionnelles. La parole publique doit demeurer un instrument de rassemblement, de stabilité et des confiances et non une source des divisions et des confusions », a-t-il insisté comme le fait savoir la même source.
Il a encouragé par ailleurs chaque responsable appelé à s’exprimer publiquement au nom de l’État, à se documenter rigoureusement, à maîtriser pleinement les enjeux de dossiers abordés et à mesurer avec discernement la portée de ses propos afin de préserver l’unité nationale, la dignité des institutions et la confiance légitime des citoyens dans l’action publique.









