Le Gouvernement de la République démocratique du Congo poursuit ses efforts diplomatiques dans le cadre du processus de paix engagé à Doha. À l’issue d’un briefing presse co-animé ce lundi 27 avril 2026 par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, une étape importante a été annoncée.
Répondant à une question relative aux avancées des discussions, le porte-parole du Gouvernement a indiqué qu’une réunion stratégique est prévue ce mardi 28 avril 2026. Celle-ci vise à baliser la voie à une évaluation concrète de l’effectivité du cessez-le-feu sur le terrain, dans les zones affectées par le conflit.
Selon le ministre de la communication Patrick Muyaya, les échanges récents, notamment ceux tenus en Suisse sous les auspices du gouvernement américain et avec la médiation du Qatar, ont permis des progrès notables sur le plan diplomatique. Ces discussions ont impliqué les parties en conflit, dont le mouvement AFC/M23.
« Un mémorandum a été signé afin de permettre l’opérationnalisation du mécanisme de cessez-le-feu. La réunion prévue ce mardi devra notamment fixer une date pour la première mission de ce mécanisme, chargé de vérifier les éventuelles violations sur le terrain », a précisé le ministre.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, Patrick Muyaya Katembwe a insisté sur la dimension humanitaire du processus. Il a souligné que les prochaines étapes des discussions devront impérativement intégrer la question de l’acheminement de l’aide humanitaire au profit des populations vivant dans les zones sous occupation.
« Le protocole humanitaire constitue une priorité. Il est crucial de parvenir à un compromis permettant l’accès de l’aide aux populations affectées par cette crise », a-t-il affirmé, rappelant les engagements pris depuis le 30 octobre dernier lors d’échanges internationaux impliquant notamment Emmanuel Macron.
Par ailleurs, le porte-parole du Gouvernement a dénoncé la poursuite des hostilités sur le terrain, malgré les avancées diplomatiques. Il a pointé du doigt l’implication du Rwanda et de ses alliés, accusés de maintenir des actions militaires, notamment dans les hauts plateaux.
« Pendant que nous avançons dans le processus de paix, certaines forces continuent leurs agissements. Toutefois, les Forces armées de la RDC restent pleinement mobilisées pour contenir ces actions », a-t-il assuré.
Alors que la réunion de ce mardi s’annonce déterminante pour l’opérationnalisation du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, les regards restent tournés vers la prochaine étape clé : la fixation officielle de la date de signature dQe l’accord de paix entre la RDC et l’AFC/M23, considérée comme un tournant majeur pour la consolidation du processus de paix en cours.









