Depuis près de sept jours, les robinets de la Regideso à Lisala sont à sec. La population vit une pénurie d’eau potable qui suscite de vives inquiétudes, alors que les provinces voisines connaissent déjà des cas d’Ebola.
La panne d’un moteur de pompage empêchant l’acheminement de l’eau de l’usine de production vers le château d’eau serait la cause de la rupture.
Cette situation peut engendrer ces conséquences :
.Le réseau de distribution étant paralysé, des milliers de ménages n’ont plus couramment accès à l’eau;
- Bien que la maladie ne soit pas encore déclarée à Lisala, la proximité géographique avec les zones touchées par Ebola inquiète.
- Le lavage régulier des mains, geste barrière essentiel, devient difficile sans eau disponible.
- Les habitants craignent que cette pénurie fragilise la ville face à une éventuelle propagation du virus.
« Nous ne savons plus à quel Saint nous vouer », confie un résident, exprimant le désarroi général au micro de la RTNC. CD.
Les observateurs locaux alertent sur le risque d’une crise sanitaire majeure si la situation perdure.
Les habitants demandent une réparation urgente du moteur par la Regideso. De l’autre côté, les acteurs de santé plaident pour des solutions alternatives : points d’eau temporaires, distribution de kits d’hygiène et sensibilisation renforcée.
Cette pénurie révèle la fragilité des infrastructures de base dans la région. Elle rappelle que l’accès à l’eau potable est un droit vital, particulièrement en période de menace épidémique. Lisala doit agir rapidement pour éviter que la pénurie ne devienne le catalyseur d’une crise sanitaire.
Charles Luambo depuis Lisala.









