La route reliant la ville de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, à Kenge 2, chef-lieu du territoire de Kenge, est au bord de la rupture.
À hauteur de l’entrée du village Munikenge, dans le domaine privé de Sadiba, une érosion progresse dangereusement, menaçant d’engloutir ce corridor important.
L’enjeu est de taille, si rien n’est fait, les populations de Dinga, Kenge 2, Sadiba et Munikenge seront totalement coupées de la Ville de Kenge, siège des institutions provinciales.
Cette perspective alarme les communautés locales qui dépendent de cette route pour leurs échanges économiques, leurs déplacements et surtout pour l’accès aux soins de santé.
Le drame est déjà une réalité. Il y a quelques semaines, une jeune infirmière de Kenge 2 a perdu la vie, faute d’avoir pu être évacuée d’urgence vers la ville de Kenge à cause de l’impraticabilité de ce tronçon.
« Nous sommes abandonnés. Nous appelons l’administrateur du territoire de Kenge, les députés et l’exécutif provincial à agir vite », a lancé Jean-Claude Makambu, chef du groupement Munikenge.
La population, de son côté, réclame une intervention immédiate et concertée pour contenir l’avancée de l’érosion et sécuriser la route avant qu’elle ne soit totalement emportée.
Esdras Kongo depuis Kwango









