Après les 35 kilomètres officiellement réceptionnés à Mbujimayi, le cap est désormais mis sur le Territoire de Miabi. À une quarantaine de kilomètres de la capitale provinciale, cette commune rurale vient, elle aussi, d’entrer dans la dynamique de la modernisation avec 8 kilomètres de voirie flambant neuve.
La réception provisoire est intervenue ce vendredi 27 février 2026, sous la conduite de l’Office des Voiries et Drainage (OVD). Une étape technique, certes, mais hautement symbolique pour cette partie de la province longtemps confrontée à un réseau routier en état de délabrement avancé.
La visite d’inspection, sanctionnée par la signature d’un procès-verbal de réception provisoire, consacre les travaux de construction et de modernisation réalisés sous la supervision de l’OVD, agissant en double qualité de maître d’œuvre et de mission de contrôle. Aux côtés de l’OVD, le Bureau Central de Coordination (BCECO) et l’entreprise Safrimex, exécutante des travaux, ont pris part à cette étape déterminante.
La province n’est pas restée en marge : un délégué du gouvernement provincial ainsi que la division provinciale des Infrastructures et Travaux Publics ont également marqué leur présence, preuve que le chantier dépasse le simple cadre technique pour toucher au développement territorial.
Sur place, la satisfaction de la population était palpable. Là où la poussière, la boue et les secousses dictaient autrefois la loi du trajet, l’asphalte impose désormais une autre cadence : celle de la mobilité, des échanges et d’un espoir retrouvé.
« La qualité des travaux réalisés est satisfaisante » a précisé le chef de la délégation, l’ingénieur Freddy Mboma, tout en insistant sur la nécessité d’accompagner ces ouvrages par des équipes de sensibilisation.
Et de renchérir
» Car une route bien construite mérite aussi d’être bien utilisée. L’entretien, la discipline et l’appropriation communautaire demeurent les garants de la durabilité de ces acquis provinciaux ».
À Miabi, ces 8 kilomètres ne sont pas qu’une infrastructure de plus. Ils sont un signal : celui d’un territoire qui refuse l’abandon et choisit désormais d’avancer, pas à pas, mais sur du solide.









