Un atelier de 4 jours s’est ouvert ce jeudi à Kananga pour élaborer la stratégie de pérennisation des projets de prévention et de réponse holistique aux violences basées sur le genre (VBG). Les travaux sont présidés par la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant Micheline Ombae avec l’appui des partenaires techniques et financiers : KOICA, le PNUD et l’UNFPA.
Pour le PNUD, la lutte contre les VBG est « indispensable aux objectifs de relèvement durable, de cohésion sociale et de consolidation de la paix ». L’agence onusienne insiste :
« Garantir l’accès des survivantes à des services de qualité, prévenir la violence et renforcer l’autonomisation économique sont des investissements essentiels pour un développement inclusif. » a dit Étienne De Souza représentant du président du PNUD
Et d’ajouter
» Le sens de cet atelier qui commence aujourd’hui anticipe l’avant projet, consolide les acquis, identifie les acteurs porteurs et définit les mécanismes clairs d’appropriation institutionnelle et communautaire. Pendant cet atelier, nous aurons à réfléchir, tous ensemble, sur l’identification des résultats clés qui méritent d’être pérennisés et l’analyse des forces, des faiblesses, des défis et des opportunités de différents maillons de système qui ont été expérimentés. Nous aurons également à définir les axes stratégiques réalisés. Face à ces défis, nous aurons ensemble à identifier les solutions viables à moyen et à court terme et mettre toutes ces solutions ensemble dans une feuille de route claire pour assurer la mise en œuvre de la stratégie ainsi que l’adoption.
Pour le PNUD et le système des nations unies, la lutte contre les violences basées sur le genre est indissociable des objectifs de relèvement durable, de cohésion sociale et de consolidation de la paix » a-t-il dit.
Objectif de l’atelier
Eviter l’arrêt des actions après le retrait des bailleurs et confier le relais aux structures locales et communautaires.
Micheline Ombae, ministre du genre a, dans son discours, salué l’appui important des partenaires au gouvernement congolais.
» C’est avec un sentiment de devoir accompli que je prends la parole à l’occasion de l’ouverture officielle de cet atelier consacré à l’élaboration de la stratégie, la pérennisation des acquis du projet, la prévention et la réponse holistique aux violences basées sur le genre. Ce projet est le fruit d’un partenariat exemplaire entre le gouvernement de la République, la KOICA et le système des nations unies qui n’est pas un simple programme technique, mais une réponse de dignité et de la considération apportée à l’égard des femmes et filles dans notre pays. La matérialisation de ce projet appuyée par la KOICA dans trois zones du projet, prouve à suffisance la volonté de la Corée de s’associer au gouvernement de la République dans la lutte contre les VBG malgré le contexte difficile lié à la guerre que traverse le pays durant plus de 3 décennies » a souligné madame Ombae.
La ministre a annoncé la création prochaine des bureaux de consultation gratuite destinée aux survivantes de violences basées sur le genre (VBG). Cette initiative vise à rapprocher les services d’accueil et d’écoute des bénéficiaires, en leur offrant une prise en charge holistique, à la fois juridique et psychologique, au plus près de leurs communautés.
« Ma mission s’inscrit désormais dans une volonté ferme de muer les promesses institutionnelles en réalités concrètes, en plaçant la quête de la justice et l’impératif d’action au centre de chaque initiative » a-t-elle déclaré.
Mme Ombae a souligné que cette réforme s’inscrit dans une dynamique de décentralisation des services d’assistance aux victimes, afin de mieux répondre aux besoins des femmes confrontées à la violence et à l’injustice.
Elle a également salué l’engagement du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication en faveur de la masculinité positive et de la promotion des droits des femmes en République Démocratique du Congo.
La ministre a, en outre, exprimé sa reconnaissance à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, dont le leadership, a-t-elle indiqué, incarne l’autonomisation et l’excellence féminine au sommet de l’État.
Dieudonné Tshimanga Ntumba depuis Kananga.









