Dans le paysage académique, un nouvel ouvrage fait son apparition.
Intitulé « Pour la Science Africaine : Initiation à la sociologie pyramidale », cette œuvre de Laurent Kadiebue Tshidika, professeur à l’Institut Supérieur de Développement Rural de Tshibashi et à l’Université Pédagogique de Kananga, a été présentée lors d’une conférence de presse ce 15 août 2025 à Kananga.
Composé de 123 pages et publié aux éditions Pyramidium, cet ouvrage se divise en trois chapitres. Chaque section aborde des thèmes essentiels : l’historique de la sociologie africaine, les quatre dimensions de la sociologie négro-africaine, et des pistes de solutions pour réinventer l’Afrique.
» L’ histoire de la science et de l’Afrique a été déformée par les perspectives occidentales », a-t-il affirmé.
Il s’appuie sur les travaux de figures emblématiques comme Cheick Anta Diop et Théophile Obenga, attestantque l’Afrique, et plus particulièrement l’Égypte Antique, est à la fois le berceau de l’humanité et la mère de toutes les sciences.
« Cheick Anta Diop démontre que l’Égypte Antique a été la source de disciplines telles que la physique, les mathématiques et la chimie. Dans ses nombreuses œuvres, notamment « Nation et Négritude », il fournit des preuves à l’appui de ses arguments », a-t-il déclaré.
De plus, il souligne que des savants réputés comme Platon et Aristote ont été formés dans l’Antiquité égyptienne, remettant en question leur réputation en tant que pères des sciences.
Le troisième chapitre, intitulé « Inventer une autre Afrique en devenir », est particulièrement intéressant. Kadiebue Tshidika y annonce la traduction de son ouvrage en Tshiluba pour élargir la portée de ses idées. Il propose une réinvention de l’Afrique à travers diverses dimensions : historique, politique, socio-culturelle et scientifique.
« Il existe des dimensions politiques dominantes en Afrique. Comment les dépasser ? Cela nécessite une renégociation du savoir politique ancien avec le pouvoir politique moderne », a-t-il expliqué.
L’auteur interroge la pertinence des constitutions écrites en les comparant aux pactes traditionnels qui régissaient les sociétés anciennes.
« Nos sociétés étaient dirigées par des pactes signés par les chefs. Comment concilier notre héritage traditionnel avec la réalité politique moderne ? Souvent, on privilégie le moderne au détriment de la tradition, et cela s’applique également à l’économie et à la science », a-t-il poursuivi.
Kadiebue Tshidika conclut en affirmant que l’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité et des sciences ; elle est également l’avenir de l’humanité et des sciences sociales.
Il invite les Africains à redécouvrir leurs valeurs et à s’engager activement dans la transformation de leurs politiques, économies, cultures et sciences, en vue d’un bonheur partagé, en commençant par l’Afrique noire.
Dieudonné Tshimanga Ntumba, depuis Kananga









