Ouf de soulagement pour les professionnels de la craie du Kasaï Central. Ce mercredi 11 février 2026, à la polyclinique Saint Georges de Katoka, le Vice- Gouverneur intérimaire Job Kuyindama Kandende, a procédé, au lancement officiel de la prise en charge médicale des enseignants du primaire et du secondaire à travers la Mutuelle de santé des enseignants (MESP).
Il s‘agit d‘une initiative salvatrice pour les « chevaliers de la craie », longtemps contraints de choisir entre se soigner et répondre aux besoins de leurs familles. Selon Me Joseph Bope, coordinateur provincial de la MESP, l’objectif est clair : mettre fin au calvaire des enseignants en leur garantissant un accès organisé, digne et facile aux soins de santé.
L’exécutif provincial, engagé depuis son avènement dans le renforcement du système éducatif, s’est dit honoré de cette détermination affichée par la Mutuelle. Job Kuyindama Kandende a promis d’accompagner la coordination provinciale dans ses efforts pour améliorer les conditions sociales des enseignants, soulignant que la santé de ces formateurs est une condition essentielle à la qualité de l’éducation dans la province.
Le coordonnateur provincial de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP), Joseph Bope, a indiqué que cette étape marque l’entrée dans la phase opérationnelle du dispositif. Selon lui, la démarche s’inscrit dans la vision du chef de l’État visant la mise en œuvre progressive de la Couverture santé universelle, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès aux soins.
« Dans cette première phrase, la prise en charge concerne exclusivement l’enseignant de l’EPSP. Les phrases suivantes permettront, selon les plans de déploiement établis par la MESP, l’extension progressive aux personnes en charge avant d’atteindre l’ensemble des territoires de la province. Ce jour représente un soulagement de l’EPSP (…). Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision de son Excellence Monsieur Antoine Félix Tshisekedi, président de la République, qui a fait de la couverture de la santé universelle une priorité nationale », a-t-il souligné.
Pour assurer cette prise en charge, plusieurs structures médicales ont été mobilisées, notamment l’hôpital général de Lukonga, Kalemba Mulumba, le centre de santé Cerdes et Jacques Cusmano. Ces établissements serviront de relais avant l’extension du programme dans les cinq territoires du Kasaï Central. Longtemps confrontés à des difficultés d’accès aux services de santé, les enseignants du Kasaï-Central voient ainsi se concrétiser une revendication de longue date. L’intersyndicale des enseignants a salué cette avancée significative vers une meilleure protection sociale, tout en insistant sur la nécessité d’assurer la qualité des prestations dans les structures sanitaires partenaires.
« Nos cœurs sont comblés de joie d’obtenir une des réponses aux préoccupations majeures du paisible enseignant pour sa réussite aux soins de santé de qualité, l’intersyndicale provinciale recommande ce qui suit : que la coordination provinciale mette des moyens conséquents à la disposition des structures sanitaires sélectionnées pour les soins de santé de qualité au profit de l’enseignant », a noté le président de l’intersyndicale provinciale.
Il sied de noter que cette prise en charge est rendue possible grâce à un régime contributif. Chaque enseignant verse mensuellement une cotisation de 5 000 francs congolais, retenue à la source sur son salaire. Ce mécanisme permet désormais aux professionnels de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de bénéficier des soins couverts par la mutuelle sans paiement direct au moment de la consultation.
Ce lancement traduit une volonté politique et sociale du Chef de l‘État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de redonner aux enseignants la dignité qu’ils méritent, en leur offrant non seulement un cadre de travail amélioré, mais aussi la sécurité sanitaire indispensable à l’exercice de leur noble mission
Dieudonné TSHIMANGA NTUMBA depuis Kananga.









