Environ 500 enfants de la Commune de Nganza ville de Kananga ne possédant pas les actes de naissance nés pendant la période de la guère de Kamuina Nsapu ont obtenu un jugement supplétif. Ce jugement a ete prononcé lors de l’audience tenue Mardi 22 Juillet 2025 au tribunal pour enfants soutenu par le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV).
» Vu la loi n° 001/009 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, le ministère public entendu en son avis recevable et totalement fondé la requête, ordonne à l’officier civil de la Commune de Nganza, la transmission des dispositifs de présent jugement dans son registre en cours. Et de délivrer les actes de naissance en faveur des enfants dont la liste est en annexe « , a-t-on entendu dans cet extrait.
C’était au cours de l’audience publique tenue à Kananga par le Tribunal pour enfants siègeant en matière civile de la famille au 1er degré que ce jugement a été rendu en faveur de 500 enfants de cette commune, nés à l’époque des atrocités de la milice de Kamuina Nsapu et non déclarés devant l’officier de l’État Civil pour leur octroyer les actes de naissance.
Motif de satisfaction pour le collectif d’avocats de ces enfants mineurs qui ont obtenu ensemble avec le FONAREV ce jugement supplétif afin de leur permettre de s’émouvoir à travers le territoire national.
» Nous avions tenu, ensemble avec le tribunal pour enfants et le FONAREV, à régulariser leurs naissances devant l’officier de l’État Civil. Le tribunal a compris le bien-fondé et la requête a été jugée recevable et totalement fondée. Je ne peux qu’avoir des sentiments de joie », s’est réjoui le Bâtonnier François Ntumba, l’un de ces avocats.
Ce sentiment est partagé avec le Coordonnateur Régional de FONAREV grand Kasaï, Myran Mulumba qui félicite la direction nationale de son institution pour son appui. Celui-ci a facilité le bon déroulement de ces audiences et l’obtention de cette décision judiciaire.
» Nous sommes très heureux aujourd’hui pour témoigner notre gratitude envers la direction générale pour avoir cédé cet appui au tribunal pour permettre bien entendu à ces enfants d’être détenteurs d’une décision de justice qui va leur donner la possibilité d’entrer en possession de leurs actes de naissance en vue de leur permettre d’ en jouir pleinement leur droit dans la société « , a-t-elle complété.
Plusieurs enfants nés en 2017et 2018 de l’espace grand Kasaï n’ont pas été déclarés devant l’officier de l’État Civil à cause des affres de la guerre de la Milice Kamuina Nsapu. L’identification doit se poursuivre pour que tous ces enfants entrent dans leur droit, a déclaré le Bâtonnier François Ntumba.
Dieudonné Tshimanga Ntumba depuis Kananga









