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Kalemie : pas d’avancée significative entre employeur et employés sur la grève des enseignants de la Sncc

Au cours de la rencontre tenue entre le ministre provincial de l’Éducation Nationale et nouvelle citoyenneté, l’employeur des écoles de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) et les enseignants grévistes, les uns et les autres semblent garder chacun sa position.

Pourtant, le ministre Musampo wa Musampo Frédéric a indiqué que l’objectif principal de ces échanges était de favoriser la sensibilisation et l’apaisement de la situation.

Prenant la parole devant les enseignants, le ministre provincial a invité ces derniers à lui faire confiance, tout en rassurant qu’il s’impliquera personnellement afin que le paiement de leurs arriérés de salaires intervienne dans un bref délai.

Cependant, aucune somme d’argent n’a été versée à l’issue de cette réunion, une situation qui continue d’alimenter le mécontentement des enseignants.

S’exprimant au nom de l’employeur, le ministre a reconnu les nombreuses difficultés et souffrances auxquelles font face les enseignants vacataires des écoles de la SNCC. Il a toutefois précisé que le retard dans le paiement des salaires ne résulte pas d’une mauvaise volonté de la société, mais plutôt du manque de recettes locales enregistrées par l’entreprise. À cet effet, il a appelé les enseignants à faire preuve de patience en attendant la régularisation de la situation financière.

En réaction, les enseignants grévistes ont catégoriquement rejeté la proposition consistant à reprendre les cours sans aucune garantie financière immédiate. Ils ont plaidé pour qu’au moins une partie d’arriérés de salaires, notamment la moitié des huit mois impayés, soit versée dans l’immédiat, le reste pouvant être apuré progressivement.

Les enseignants ont également exigé un document officiel signé par l’employeur attestant la reconnaissance du reste de mois à payer ainsi qu’un engagement formel de la société à honorer cette dette salariale.

Selon eux, cette garantie écrite demeure indispensable afin d’éviter que ces arriérés ne soient, à l’avenir, annulés ou classés sans suite, comme cela aurait déjà été évoqué par le passé.

Il convient de rappeler que les enseignants des écoles de la SNCC observent un mouvement de grève depuis maintenant trois semaines. Ces derniers réclament le paiement de huit mois d’arriérés de salaires.

Du côté des parents d’élèves, la colère et l’inquiétude grandissent également. Plusieurs parents condamnent avec fermeté cette situation, affirmant qu’ils continuent à payer régulièrement toutes les tranches des primes scolaires de leurs enfants. Ils s’interrogent ainsi sur les raisons qui poussent à laisser les élèves sans cours alors que l’année scolaire 2025-2026 tend déjà à sa fin.

Les parents appellent, enfin, les autorités scolaires et politico-administratives à s’impliquer davantage afin de trouver rapidement une solution durable à cette crise qui perturbe gravement l’éducation des enfants.

Mukalay Banza Thomas Paulson, depuis Kalemie.

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