La ville de Kalemie traverse actuellement une période difficile marquée par une augmentation sensible des frais de transport en commun. Cette situation complique davantage le quotidien de la population, qui peine déjà à faire face à la conjoncture économique.
Depuis quelques jours, les tarifs des taxis-motos (deux pneus et les tricycles) ont connu une hausse remarquable. Par exemple, le trajet reliant la place Kisebwe au quartier « 4 Coins », qui coûtait auparavant 1 500 fc ou 2 000 fc pour une moto, se négocie désormais à 3 000fc. De même, le prix du transport par bajaj sur le même itinéraire est passé de 1 000 fc à 1 500 fc.
Plusieurs habitants ont exprimé leur mécontentement au micro de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), ce mercredi 25 février 2026.
« Nous menons une vie très difficile. La conjoncture économique est préoccupante. Le transport devient de plus en plus cher et rare. Nous demandons aux autorités de réunir les motocyclistes afin de fixer un tarif officiel pour éviter les abus, sinon la population continuera à souffrir », ont-ils déclaré.
De leur côté, les conducteurs de motos justifient cette augmentation par le recouvrement forcé des frais d’assurance exigés par la Société Nationale d’Assurances (SONAS).
Selon eux, ils sont contraints de payer de nouveaux documents d’assurance, ce qui alourdit leurs charges.
En outre, les conducteurs affirment que leurs employeurs ont revu à la hausse les montant journalier de versement, alors qu’ils versaient auparavant entre 30 000 fc et 35 000 fc par jour, ils doivent aujourd’hui verser jusqu’à 50 000 FC sous prétexte de couvrir notamment les frais liés à l’assurance.
« Après avoir payé l’assurance et augmenté le versement journalier à nos patrons, nous n’avons autre choix que d’augmenter le prix de la course pour compenser les dépenses », expliquent-ils.
Face à cette situation, la population appelle les autorités locales à intervenir rapidement afin de réguler le secteur du transport urbain et de trouver un équilibre entre les exigences administratives et le pouvoir d’achat des citoyens.
Mukalay Banza Thomas Paulson
Depuis Kalemie









