L’artiste musicienne congolaise Rebo Tchulo a saisi la justice après le vol de ses biens. Une plainte a été officiellement déposée ce mardi au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe
Selon son avocat, Jean-Marie Kabengela, les objets dérobés sont évalués à plus de 20.000 USD. Mais au-delà du vol, la démarche judiciaire vise également les auteurs de la diffusion de contenus jugés diffamatoires sur les réseaux sociaux.
« La plainte concerne le voleur présumé ainsi que toute personne impliquée dans la propagation d’images portant atteinte à l’honneur de ma cliente », a déclaré au sortir du Palais de justice Me Jean-Marie Kabengela Ilunga.
Cette affaire intervient dans un climat de vive controverse. Depuis le week-end dernier, une vidéo largement relayée en ligne montre des militaires en train de fouetter un jeune homme, sous le regard de l’artiste assise à proximité.
Ces images ont provoqué une forte indignation au sein de l’opinion publique, alimentant critiques et débats sur les réseaux sociaux.
Dans une interview accordée à un média local, Rebo Tchulo a expliqué que le jeune homme serait le chauffeur de son réalisateur, accusé d’avoir volé son sac lors du tournage d’un clip vidéo.
Elle a toutefois tenu à se désolidariser des actes de violence visibles dans la vidéo :
« Je n’ai jamais donné l’ordre de le tabasser »
De son côté, Me Jean-Marie Kabengela soutient que les militaires présents sur les images auraient été sollicités par le producteur de l’artiste. Une précision qui vise à écarter toute implication directe de sa cliente dans une éventuelle incitation à des actes contraires à la discipline militaire.
Face à la pression de l’opinion, le ministre de la Justice a instruit l’auditeur général des FARDC d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités.
Par ailleurs, le présumé auteur du vol serait déjà entre les mains de la justice, selon une vidéo d’audition ayant fuité sur les réseaux sociaux.









