Face à la recrudescence des cas de la maladie à virus Ebola en Ituri, le gouvernement congolais, avec l’appui de ses partenaires, renforce son dispositif de riposte. Un laboratoire mobile d’analyse des échantillons est désormais opérationnel à l’Hôpital Général de Référence de Nizi, dans le Territoire de Djugu, en chefferie des Mambisa.
Jusqu’ici, l’absence d’un laboratoire sur place compliquait la prise en charge des malades. Le médecin chef de la zone de santé de Nizi, Docteur Jean-Claude Lonzama, explique :
« Au départ, nous avions un problème de diagnostic. Tous les échantillons devaient être acheminés à Bunia, à plus de 30 kilomètres, ce qui retardait les résultats et la prise en charge des patients.
Depuis le 9 juillet, les analyses peuvent être réalisées directement à Nizi » a-t-il déclaré.
. Une avancée majeure qui, selon Docteur Lonzama, permet d’accélérer le diagnostic et d’améliorer la réponse sanitaire.
« Désormais, nous sommes capables de réaliser les diagnostics sur place. Les patients n’ont plus besoin d’être référés à Bunia uniquement pour les analyses, ce qui nous fait gagner un temps précieux. » a-t-il indiqué.
La zone de santé de Nizi fait face à une hausse des cas : plus de 150 cas ont déjà été enregistrés, dont plus de 60 patients sont actuellement pris en charge.
Le médecin chef insiste sur l’importance d’une détection précoce.
« Plus un malade est détecté rapidement, plus ses chances de guérison augmentent et plus nous limitons le risque de propagation. Nous demandons à la population de signaler immédiatement tout cas suspect et d’éviter l’automédication. » a-t-il précisé.
L’ouverture de ce laboratoire mobile constitue une étape importante dans la lutte contre Ebola en Ituri. Les autorités sanitaires espèrent qu’il contribuera à réduire les délais de diagnostic, à améliorer la prise en charge des patients et à freiner la propagation de la maladie dans les zones les plus touchées.
Bulamuzi Nobirabo Olivier









