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Gitex Africa Morocco 2026 : Une véritable plateforme de débat africain sur la cyber-résilience

Cette 4ème édition à Marrakech, au Maroc, axée sur « Catalyser les économies numériques africaines à l’ère de l’intelligence artificielle », impose le Maroc comme plaque tournante des débats sur l’intelligence artificielle africaine dans toutes ses facettes. Du cyberespace, à la télémédecine, en passant par le transport et la cybersécurité, toutes les thématiques organisées démontrent l’avance du Maroc sur le reste du continent. Les infrastructures critiques, l’arsenal juridique et les ressources humaines forment un tout indissociable pour ne pas rater le train de cette révolution technologique.

Amal El Fallah Seghrouchni, ministre délégué marocain en charge de la transition numérique, a étalé les avancées de son pays tout en insistant sur la nécessité de collaborer entre Africains pour optimiser les réussites. Le royaume entretient des liens solides de coopération avec l’Union européenne dans le domaine de l’intelligence artificielle et encourage les pays africains à se lancer sans attendre dans l’actualisation de la législation et à investir dans la construction des infrastructures adéquates. Cela va sans dire que le système d’éducation du Maroc s’est adapté et que l’encadrement des talents passe par la formalisation des métiers de la cybersécurité. D’autres pays africains comme le Nigéria, le Gabon, l’Éthiopie et le Sénégal montrent leur intérêt pour ces matières très actuelles.

Cyber résilience, un défi majeur de souveraineté, l’urgence de s’y mettre pour la RDC

Dans les rencontres des décideurs politiques, des leaders économiques, des scientifiques ou encore des structures publiques de gestion de la cyber résilience, la cybersécurité et ses corollaires, un consensus se dégage sur le fait que le monde qui repose désormais sur un clic ne pardonne pas à ceux qui attendent ; il compose avec ceux qui osent et s’impliquent. La République Démocratique du Congo a toute sa place dans des fora comme celui-ci, car les menaces auxquelles elle fait face lui imposent une présence constante sur la scène des débats de cybersécurité et de cyberrésilience. La protection des données devient un enjeu majeur de souveraineté nationale, et tout le monde devrait y travailler. L’élaboration d’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle est urgente pour tous.

La place des milieux savants

La question de la reconversion des profils et de la formation des cadres compétitifs doit être posée à nos universités. Avons-nous un référentiel des métiers de la cybersécurité et des curricula des filières ? La tentation de répondre par la négative est grande. Mais les universités y réfléchissent-elles ? Peut-être, mais c’est encore de manière isolée, sans beaucoup d’attraction pour les startups en quête d’améliorations pour étoffer les innovations, et cela reste encore très fermé pour attirer les investisseurs. Pour coordonner ces initiatives et ces réflexions, il faut une stratégie nationale de la cybersécurité.

Une nécessité pour la défense nationale

La crainte d’une intrusion des forces obscures dans nos systèmes doit hanter nos esprits et hâter notre travail en dopant les efforts de recherche. Les échanges lors de cette 4ème édition de Gitex prouvent que plus on s’y met, moins cela coûte. La participation du secteur privé, des universités et des startups reste inéluctable ; il faut investir le pied sur le plancher. C’est à cette condition que la RDC pourra avoir sa place à la table des géants africains de l’intelligence artificielle.

Eddy Tshiala depuis Marrakech

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