Un cireur de son état, monsieur Isaac Aniceti, transforme son métier en une entreprise qui produit déjà le succès. Derrière ce métier souvent négligé, se cache une véritable leçon d’entrepreneuriat.
En effet, assis sur son petit tabouret, brosse à la main et sourire discret, Isaac Aniceti n’est pas un cireur comme les autres. Ce jeudi 10 septembre 2026, là presse l’a rencontré en plein travail à Bunia, en train de redonner de l’éclat aux chaussures de ses clients.
D’un simple cireur à un propriétaire terrien
Grâce à son travail acharné, Isaac ne se contente pas de survivre, il construit son avenir.
« Ce boulot m’a donné la connaissance, la discipline et l’organisation de la vie », nous confie-t-il.
Avec les économies de la cire, il a déjà réalisé ce que beaucoup de fonctionnaires rêvent encore :
- 1 hectare de champ de manioc acheté et cultivé;
- Des vaches à son actif;
- Une vie de famille organisée et stable.
Contrairement aux idées reçues, le métier de cireur à Bunia peut être rentable quand on y met du sérieux. Chaque paire cirée entre 500 et 1000 FC, multipliée par 20 à 30 clients par jour, permet à Isaac de subvenir à ses besoins et d’investir.
« Il ne faut pas avoir honte du travail. Tout travail qui est fait avec amour paie », ajoute-t-il.
Un exemple pour la jeunesse de l’Ituri
À l’heure où beaucoup de jeunes cherchent le travail de bureau, Isaac Aniceti prouve que l’auto-prise en charge est possible. Son histoire est un appel à la valorisation des petits métiers.
Rtnc.cd salue le courage de ce jeune entrepreneur de l’ombre qui, avec une brosse et du cirage, éclaire son propre avenir.
Olivier bulamuzi nobirabo.









