À travers une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, dont la copie est parvenue à notre rédaction, le député national Zuma Anibie Marcel adresse une question orale avec débat au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, au sujet des autorisations accordées aux importateurs de sacs, sachets, films et autres emballages en plastique, ainsi que des dérogations accordées à certains importateurs pour, semble-t-il, protéger les branches de la production nationale et l’industrie locale.
L’élu de Bondo, dans la province du Bas-Uélé, entend obtenir des éclaircissements sur l’application des arrêtés censés protéger la production nationale et soutenir l’industrie locale.
Il s’interroge sur les dérogations dont auraient bénéficié certains importateurs, malgré les arrêtés pris entre 2023 et 2026. Il rappelle que ces mesures étaient présentées comme destinées à protéger la production nationale et l’industrie locale.
Sa question porte notamment sur les autorisations accordées à certains opérateurs économiques pour importer des sacs, sachets, films et autres emballages en plastique, malgré l’existence de textes encadrant, voire interdisant, ces produits.
Le député souhaite ainsi comprendre les conditions dans lesquelles ces dispositions sont appliquées, particulièrement en ce qui concerne les dérogations et les autorisations susceptibles d’être accordées à certains importateurs.
À travers cette démarche parlementaire, le député soulève la question de la cohérence entre les mesures de restriction à l’importation et les objectifs affichés de protection des producteurs locaux.
Cette initiative vise à amener le ministre du Commerce extérieur à s’expliquer devant la représentation nationale sur la mise en œuvre de ces mesures et sur les conditions d’octroi des autorisations d’importation.
Dans sa démarche, le député national Zuma Anibie Marcel fait principalement référence au décret du Premier ministre n° 17/018 du 30 décembre 2017, interdisant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets, films et autres emballages en plastique.
Il s’appuie également sur les arrêtés du ministère du Commerce extérieur relatifs aux restrictions temporaires à l’importation de bières et de boissons gazeuses, de faïences et de carreaux dans la partie ouest du pays, de couches pour bébés à usage unique, de bandes hygiéniques, d’essuie-tout, de lingettes pour bébés et de bien d’autres produits.









