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Agriculture : La RDC peut créer 120 millions d’emplois, si elle cultive seulement la moitié de ses 80 millions d’hectares de terres arables ( Julien Paluku)

Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe a co-animé un briefing presse avec son collègue du Commerce extérieur, Julien Paluku, ce mardi 27 mai 2025, sur le thème : « Commerce extérieur : lévier de la croissance économique en République démocratique du Congo ».

Dans son intervention, le ministre Julien Paluku a démontré combien la RDC peut vite prendre son ascension économique et ratrapper en un temps record son retard de développement, si elle s’investit à fond dans le secteur agricole, en plus du secteur minier.

Pour le ministre du Commerce extérieur, rien qu’en cultivant la moitié de ses 80 millions d’hectares de terres arables, soit 40 millions, la RDC peut créer 120 millions d’emplois. Et puisque que sa population actuelle n’est estimée qu’autour de 100 millions d’habitants, la RDC pourra même commencer à importer de la main d’oeuvre d’autres pays.

« Si nous investissons dans la production agricole, non seulement cela va satisfaire le besoin alimentaire, mais également le besoin d’emplois. Nous avons 80.000.000 d’hectares de terres arables. Si, sur les 80 millions, nous cultivons seulement la moitié, c’est-à-dire 40 millions d’hectares de terres arables en RDC, et qu’un hectare emploi 3 personnes, nous aurons besoin de 120 millions d’emplois. Or, nous sommes encore autour de 100 millions d’habitants. Cela veut dire que le secteur agricole lui-même peut avoir besoin de 120 millions d’emplois. Et donc, nous allons commencer à importer même de la main d’oeuvre », a déclare Julien Paluku.

Dans la même veine, le ministre du commerce extérieur a insisté sur l’importance de l’instruction donnée par le président de la République Felix-Antoine Tshisekedi de diversifier l’economie congolaise, en investissant notamment dans le secteur agricole. Pour étayer son argumentaire, il a fait remarquer qu’actuellement, la tonne de cacao coûte plus cher que la tonne du cuivre.

« Aujourd’hui, la tonne du cuivre coûte 9.534 USD. La tonne de cobalt coûte 33.000 USD. De l’autre côté, lorsqu’on prend la tonne de cacao, elle coûte 10.310. USD. Comparée à la tonne du cuivre, la tonne de cacao nous donne un peu plus d’avantages. Pour le gouvernement congolais, il faudra davantage parler à la population congolaise pour l’amener à migrer vers le secteur agricole parce que c’est ce secteur qui va nous amener à améliorer le panier de la menagère », a-t-il indiqué.

Et à Julien Paluku de poursuivre : « ..la RDC n’a pas tiré profit du secteur minier. L’année dernière, nous avons exporté 152.000 tonnes de cobalt. Nous avons exporté autour de 3.100.000 tonnes de cuivre. Mais ça ne se ressent pas dans le panier de la ménagère.
Aujourd’hui, la tonne de cobalt est à 33.000 USD. Si vous multipliez 33.000 USD par une production de 152.000 tonnes par an, vous êtes à autour de 60 milliards USD. Lorsque vous allez vers le cuivre, nous sommes autour de 29 milliards USD. Mais, lorsqu’on voit comment cela se répercute dans la population congolaise, on ne le sent pas. La pauvreté continue. Voilà pourquoi, le Président de la Republique Félix Tshisekedi nous a demandé de diversifier notre économie parce que le secteur minier n’a pas été porteur de croissance ».

Produire ne suffit pas, encore faut-il exporter. Parlant de l’écoulement des produits congolais à l’international, Julien Paluku a souligné que le gouvernement a identifié différents marchés, à savoir le marché américain à travers l’AGOA, le marché européen à travers les accords de partenariat économique, le marché chinois avec 1.4 milliards de consommateurs, le marché indien et le marché africain à travers la ZLECAF.

Évoquant les défis, Julien Paluku a parlé de la multiplicité des taxes et impôts dont le travail de révison de la loi est en cours, du problème des infrastructures pour l’évacuation des produits vers les centres de consommation et le défi majeur lié à la sécurité.

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