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Tshuapa : installation éventuelle d’écoles spécialisées des 80 malentendants

Ils sont près de 80, des enfants de la Tshuapa qui n’ont jamais mis pied dans une salle de classe. La raison : ils sont malentendants. Et à Boende, aucune école n’est adaptée pour eux. Il faut que l’État pense à ces enfants oubliés. C’est un cri d’alarme lancé ce mardi 26 Août 2026 par Jean Robert Empompo, chef de Division provinciale des personnes vivant avec handicap de la Tshuapa.

Lors d’un plaidoyer auprès des autorités provinciales, il a dénoncé l’exclusion de ces enfants.

« Il y a près de 80 enfants malentendants dans la ville de Boende qui n’ont pas accès à l’éducation. Nous demandons la création des écoles spécialisées où on pourra enseigner la langue des signes pour leur permettre d’étudier comme les autres enfants » a-t-il indiqué.

Le PROVED promet d’agir

Face à ce plaidoyer, la province promet de réagir.
Prosper Bakoli, PROVED de la Tshuapa 1, confirme la volonté de créer ces structures.

« Nous avons pris acte du plaidoyer du chef de Division. Le gouvernement provincial va travailler pour la création des écoles spécialisées afin d’enseigner la langue des signes aux enfants malentendants. Aucun enfant ne doit être laissé de côté » a-t-il déclaré.

80 avenirs en silence

80 enfants, 80 avenirs en suspens.
Dans un pays qui parle d’éducation pour tous, comment expliquer qu’à Boende un enfant soit rejeté juste parce qu’il n’entend pas ? Pendant que d’autres apprennent à lire et à écrire, ceux-ci apprennent le silence. Pas par choix, par abandon du système.

La promesse du PROVED Prosper Bakoli est donc plus qu’une annonce. C’est une dette morale.
Une dette envers ces enfants qui n’ont rien demandé, sinon le droit d’aller à l’école comme leurs camarades. Créer des écoles spécialisées et enseigner la langue des signes, ce n’est pas une option. C’est réparer une injustice.
Car un enfant sourd n’est pas un enfant à part. C’est un enfant à qui on n’a pas encore donné les outils pour s’exprimer.

La Tshuapa a maintenant l’occasion de montrer l’exemple. Il faut passer des promesses aux briques, des discours aux enseignants formés.
Ce n’est qu’à ce prix que l’inclusion scolaire prônée par le chef de l’État pourrait être possible.

Tshuapa, Delphin Ebwa

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