Les travaux de l’atelier de réflexion sur la formulation de la stratégie provinciale d’appui-conseil agricole se sont clôturés à Mbujimayi par la présentation des conclusions et résolutions qui seront soumises au Gouvernement provincial pour appropriation et mise en œuvre.
À l’issue des échanges, un comité technique provincial a été mis en place. Composé d’acteurs issus des structures publiques et privées, ce comité aura pour mission de poursuivre les réflexions et de veiller à la prise en compte des préoccupations liées au développement agricole dans la province du Kasaï Oriental.
Prenant la parole, le Professeur Victor Mobula, directeur du Système d’analyse stratégique et d’appui à la gestion des connaissances au ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, a insisté sur la nécessité du travail en équipe pour assurer le succès de cette initiative au bénéfice de la province. Selon lui, la redéfinition de la politique d’appui-conseil agricole est motivée par des constats réels observés sur le terrain auprès des producteurs.
De son côté, Isabelle Monga, représentante du Réseau National des Associations des Femmes Rurales (RENAFER), a salué le caractère inclusif du processus. Elle s’est réjouie de la place accordée aux femmes et aux jeunes dans l’élaboration de cette stratégie.
« Le genre est respecté. La femme a trouvé sa place dans ce programme, car c’est elle qui est au champ. Dans notre pays, les femmes représentent une grande partie de la main-d’œuvre agricole et contribuent fortement à l’alimentation de la population. J’apprécie cette approche parce que j’ai constaté que la jeunesse est également représentée » a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que cette démarche permettra aux femmes productrices de bénéficier d’un accompagnement technique indispensable pour améliorer leurs rendements.
« Nous produisons, mais souvent sans la technicité nécessaire » a-t-elle ajouté.
Grâce à cette initiative, le Kasaï Oriental ouvre la voie à cinq autres provinces de la République Démocratique du Congo, notamment le Sud-Ubangi, la Tshopo, la Lomami, le Haut-Katanga et le Lualaba. L’objectif commun est de faire de l’appui-conseil agricole un véritable levier de productivité, de dignité paysanne et de sécurité alimentaire.
Jeef Tshiosha









