Le Grand Séminaire de Saint Pierre et Paul de Lisala a vibré hier au rythme d’un débat majeur : le changement de la Constitution du 18 février 2006, présenté comme un droit souverain obligatoire du peuple congolais.
Le Gouverneur de province Makaka Pap’Ekaka Jean-Collins, invité d’honneur et conférencier principal, a livré un plaidoyer structuré autour de deux aspects essentiels.

La langue de la Constitution
Au cours du premier aspect, le Gouverneur a rappelé que la Constitution est rédigée dans une langue qui doit rester accessible et compréhensible pour tous les citoyens. Selon lui, la clarté du texte est une condition indispensable pour que le peuple s’approprie pleinement sa loi fondamentale. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation civique et juridique afin que chaque Congolais puisse lire, comprendre et défendre ses droits.
Le mandat du Chef de l’État
Le second aspect a porté sur le mandat du chef de l’État qui devrait passer de 5 à 7 ans ou plus afin de permettre au Président de la République d’achever les accords signés à long terme.
Le Gouverneur a affirmé que le peuple est le véritable détenteur du pouvoir constituant et que toute réforme doit découler de sa volonté.
« Le changement de la Constitution n’est pas une faveur accordée, mais un droit souverain que le peuple doit exercer » a-t-il martelé.
Les participants ont accueilli ces propos avec sérieux. Certains ont salué la mise en avant de la langue comme outil d’inclusion, tandis que d’autres ont insisté sur l’importance d’un processus transparent pour garantir que la réforme serve réellement d’intérêt général.
Le Gouverneur Jean-Collins Makaka Pap’Ekaka a lancé un appel vibrant.
« Le peuple congolais doit être au centre de toute réforme. La Constitution est son contrat social, et son évolution est une obligation collective. » a-t-il insisté.
Ce message a résonné fortement dans l’enceinte du Grand Séminaire, relançant un débat crucial pour l’avenir du pays.
Pour l’abbé professeur Mahoka Augustin, Secrétaire académique au Grand séminaire Saint Pierre et Paul de Lisala, c’est possible de doter à la RDCongo d’une nouvelle Constitution si les initiateurs arrivent à convaincre la population.
» Nous sommes très contents d’écouter et de discuter sur la question que nous avons l’habitude de suivre à la radio. C’est possible de doter la RDC d’une nouvelle Constitution si les initiateurs arrivent à convaincre la population » a-t-il renchéri.
Il convient de noter que, 29 autres conférences seront tenues à travers la province de la Mongala.
Charles Luambo depuis Lisala









