Plusieurs associations de la société civile de Butembo se rangent derrière l’exécutif provincial du Nord-Kivu dans ce qu’elles qualifient de tentative de déstabilisation des institutions provinciales.
Dans sa prise de position, le député honoraire Tembos YOTAMA qualifie cette dynamique de « dangereuse », estimant qu’elle fragilise les efforts de stabilisation de la province.
« En cherchant à déstabiliser le Gouverneur SOMO KAKULE, certains acteurs politiques ont choisi la voie de la division et bafoué les sacrifices consentis chaque jour pour résister aux attaques des ADF et des terroristes du M23 », a-t-il déclaré.
Selon lui, le gouverneur SOMO KAKULE mérite le respect en tant que représentant direct du Chef de l’État dans une province fortement touchée par la guerre et les violences récurrentes contre les populations civiles.
Le député honoraire de Butembo estime également que les auteurs de cette entreprise de déstabilisation devraient répondre de leurs actes, anciens comme récents, devant les instances compétentes.
« Le Gouverneur de province ne faisait que faire appliquer les décisions des gouvernements congolais et ougandais interdisant la circulation des longs véhicules hors normes », a rappelé Tembos YOTAMA.
Il ajoute que, face à cette situation, certains responsables auraient changé d’attitude en lançant une campagne de calomnies contre l’autorité provinciale, notamment autour de la question de la sensibilisation contre le changement de la Constitution.
Pour ce leader de Butembo, cette stratégie viserait à opposer le Chef de l’État à son représentant provincial, au moment où le Nord-Kivu traverse une période particulièrement sensible sur le plan sécuritaire.
Par ailleurs, plusieurs organisations dénoncent également des prises de position qu’elles jugent dangereuses concernant les mesures sanitaires liées à la résurgence du virus Ebola en Ituri et au Nord-Kivu. Selon elles, certains discours appelant la population à ignorer les mesures barrières rappellent les événements de 2018, lorsque des campagnes de désinformation avaient compliqué le travail des équipes médicales engagées dans la riposte contre Ebola.
Les associations signataires de différents mémorandums demandent enfin que le gouverneur soit laissé travailler dans un climat apaisé afin de poursuivre les projets d’infrastructures déjà en cours dans la province.









