Le deuxième point de la communication du Président de la République lors de la 82e réunion du Conseil des ministres, tenue ce 13 mars 2026, a porté sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie nationale et sur les mesures préventives à envisager.
D’après un compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, le Président de la République a attiré l’attention des membres du gouvernement sur l’évolution récente de la situation géopolitique internationale, notamment les tensions au Moyen-Orient. Selon lui, ces tensions commencent déjà à affecter les marchés énergétiques et financiers mondiaux.
« Ces développements pourraient entraîner des répercussions indirectes sur l’économie de notre pays, notamment à travers la hausse des prix de l’énergie, une inflation importée, des incertitudes sur les exportations minières ainsi que des pressions possibles sur les finances publiques et le marché des changes. Même si notre économie demeure globalement résiliente, cette conjoncture exige vigilance, cohésion et réactivité. Il apparaît dès lors nécessaire que le gouvernement adopte une approche anticipative et coordonnée afin d’atténuer les effets de ces chocs externes, de préserver la stabilité macroéconomique et de protéger le pouvoir d’achat de nos concitoyens », a rapporté le porte-parole du gouvernement lors de la lecture dudit compte rendu à la télévision nationale.
À en croire la même source, le Président de la République a chargé la Première ministre de veiller à la mise en œuvre diligente, par les membres du gouvernement concernés, des orientations suivantes :
- Examiner, par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, la possibilité de prendre, si les circonstances l’exigent, des mesures temporaires relatives aux prix des denrées de première nécessité ;
- Engager, sous la coordination du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, et du Vice-Premier ministre, ministre des Transports, en collaboration avec le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, des consultations avec les organisations professionnelles afin d’assurer une surveillance accrue des pratiques tarifaires dans le secteur des transports et d’identifier des mécanismes d’atténuation au profit des PME ;
- Garantir, sous la conduite de la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, en coordination avec le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, le ministre du Budget et le ministre des Finances, ainsi qu’avec la Réserve stratégique générale, la continuité de l’approvisionnement en carburant et examiner le renforcement des stocks stratégiques nationaux ;
- Organiser, par le ministère des Mines, en synergie avec la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, et les ministres des Finances et du Budget, une concertation avec les opérateurs miniers afin d’évaluer l’impact de la hausse des coûts énergétiques et de préserver la stabilité des activités du secteur ; élaborer également des scénarios budgétaires actualisés pour l’exercice 2026, intégrant différentes hypothèses d’évolution de la conjoncture internationale ;
- Assurer une coordination étroite entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo en vue de préserver la stabilité du taux de change et, le cas échéant, prendre des mesures appropriées pour une gestion optimale des réserves de change.
Selon ce même compte rendu, la Première ministre a été chargée d’en assurer la consolidation, de coordonner la mise en œuvre des présentes instructions et de produire un rapport d’exécution tous les quinze jours.









