Le Mouvement Rien Sans les Femmes (MRSF), sous la conduite de Madame Blanche Lugoma Mazuya, point focal adjointe en province du Tanganyika, a effectué une descente ce 06 août dans le camp des déplacés de guerre, situé au quartier rural de Katanika dans la ville de Kalemie.
Dès leur arrivée, la délégation du MRSF a présenté ses civilités aux autorités locales, notamment au chef de contrée et à la cheftaine du camp.
Dans son mot d’introduction, Blanche Lugoma a brièvement rappelé le but de la rencontre. Le but était d’échanger autour de la paix, de l’autonomisation de la femme et des questions sanitaires dans un contexte marqué par l’insécurité et la précarité.
Belinda Mongolara, coordonnatrice de l’Union Congolaise des Femmes des Médias, structure membre du MRSF, a souligné » l’importance du rôle des femmes déplacées dans la reconstruction de la paix, tout en insistant sur leur autonomisation économique et l’accès aux soins de santé de base ».
Le cri d’alarme lancé par les femmes du camp porte sur le manque d’assistance, la promiscuité, le besoin en soins médicaux et l’accès à des moyens de subsistance.
Le MRSF appelle les autorités congolaises, les partenaires techniques et financiers ainsi que les ONG à une réponse humanitaire coordonnée, inclusive et durable.
Il convient de noter que le camp de Katanika regroupe environ 11 400 personnes, réparties en 47 blocs, dont 1 710 hommes, 5 244 femmes et 4 446 enfants (2 853 filles et 1 593 garçons).
La Journée Internationale de la Femme Africaine 2025, dans ce contexte, prend tout son sens : un moment de solidarité, d’écoute et de mobilisation pour faire entendre la voix des femmes invisibles, mais résilientes.
Rem’s Kamana depuis Kalemie









