Kinshasa et Kigali vont, sauf imprévu, signer un accord de paix ce vendredi 27 juin 202, sous la médiation des États-Unis. Cet accord aura pour conséquences directes, le retour de la paix durable dans le pays, à travers notamment retrait des troupes rwandaises et la libération des zones occupées par les rebelles.
Soulignons qu’en marge de cet accord, les USA entendent, dans les prochaines jours, sceller un nouveau partenariat stratégique avec la RDC dans le domaine économique qui se veut gagnant-gagnant.
Au nombre des projets structurants de ce nouveau deal RDC – USA figure le projet de corridor de Lobito et l’avènement en masse des entreprises americaines qui vont investir dans différents secteurs en République démocratique du Congo.
Dans un document parvenu à notre rédaction, l’ambassade des USA en RDC insiste sur le projet de Lobito comme le plus révolutionnaire devant booster de manière sensible le développement socioéconomique de la RDC.
« Les États-Unis ont signé un protocole d’accord en octobre 2023 pour développer le corridor de Lobito, qui verra la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire de 800 km traversant l’Angola, la RDC et la Zambie et soutiendra les investissements liés aux infrastructures dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie propre et de l’approvisionnement en énergie propre, de l’accès au numérique et de la santé », indique le document.
Il souligne que ce projet d’envergure vise à diversifier les chaînes d’approvisionnement et consolider la sécurité économique mutuelle.
« En décembre 2024, les États-Unis ont annoncé un financement supplémentaire de plus de 560 millions de dollars pour des projets d’infrastructure le long du Corridor, portant le total des investissements américains à plus de 4 milliards de dollars », ajoute le document.
Rappelons que le partenariat entre la RDC et les Etats-Unis remonte à plusieurs décennie et a, à son actif, des résultats et impacts sociaux concrets dans différents secteurs et à travers toute l’étendue du territoire national. Dans le document parvenu à notre rédaction, l’ambassade des USA dresse un bilan positif de ce partenariat.
« L’ambassade des États-Unis à Kinshasa œuvre chaque jour pour renforcer nos relations avec la République démocratique du Congo. Les États-Unis reconnaissent que la plus grande richesse du Congo est son peuple, et nous investissons dans le peuple congolais en fournissant une aide humanitaire, en soutenant des programmes complets de santé publique, en promouvant le développement économique, en faisant progresser la démocratie et le respect des droits de l’homme et en fournissant des outils et des formations visant à renforcer les capacités pour équiper la RDC afin qu’elle puisse réaliser son vaste potentiel et pour lui permettre de devenir un point d’ancrage de stabilité et de prospérité sur le continent », lit-on dans le diccommuniqué.
Appui sécuritaire
A en croire le document, les États-Unis ont toujours soutenu la République démocratique du Congo sur le plan de la sécurité et de la stabilité, à travers notamment l’équipement et la formation de la Police de proximité et la construction des infrastructures au profit de la Police Nationale Congolaise.
« Les États-Unis dirigent les efforts pour équiper et former la police en utilisant une approche de police de proximité. Nous construisons également des infrastructures telles que des postes de police et des puits d’eau ouverts aux communautés environnantes. En 2023, nous avons formé plus de 600 policiers à travers le pays et construit 19 postes de police », souligne la source.
Le document évoque dans le même chapitre le renforcement des capacités des militaires congolais, notamment les officiers, à travers des formations dans diverss domaines.
« Le Bureau de la coopération en matière de sécurité de l’Ambassade finance des échanges annuels de formation militaire et des formations en ingénierie pour les officiers et soldats des FARDC. Plusieurs généraux des FARDC ont participé à ces programmes. L’Ambassade soutient le développement professionnel de l’armée congolaise grâce à des laboratoires de langue anglaise, que nous avons mis en place à l’Académie des Officiers à Kananga, à l’Académie des Sous-Officiers à Kitona et aux Écoles Supérieures Militaires (GESM) », souligne le communiqué.
Sur le plan humanitaire
L’ambassade des USA souligne par ailleurs que le pays de Donald Trump a apporté une aide au développement considérable à la RDC.
« Les États-Unis sont de loin le plus grand donateur de la RDC, avec environ 1 milliard de dollars d’aide humanitaire et bilatérale par an. Nous sommes fiers que cette aide soit fournie de manière transparente et avec des mécanismes de suivi solides. Au cours des dix dernières années, le gouvernement américain a fourni plus de 6 milliards de dollars d’assistance humanitaire et de développement à la RDC », lit-on dans le communiqué.
Et d’ajouter : « En tant que plus grand donateur bilatéral, travaillant dans 25 des 26 provinces de la RDC, le gouvernement américain fait progresser la santé et l’éducation, protège l’environnement, fournit une aide humanitaire vitale, soutient une croissance économique qui profite à tous les citoyens, en particulier aux groupes marginalisés, et encourage les institutions publiques à mieux répondre aux besoins des citoyens ».
La source renseigne en outre que, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la résilience alimentaire, les USA ont aussi mis en place, depuis 2024, une stratégie importante au profit du pays de Félix Tshisekedi.
En 2024, les États-Unis ont lancé une stratégie à l’échelle nationale visant à réduire l’extrême pauvreté et la malnutrition de 20 % pour plus de 2,5 millions de Congolais d’ici 2030, ouvrant ainsi la voie à un investissement de 110 millions de dollars dans le développement du système agroalimentaire au cours des cinq prochaines années », martèle le document.
Au regard de ce bilan et des perspectives présentés, il y a lieu de souligner que la République démocratique du Congo a beaucoup à gagner dans ce nouveau partenariat stratégique avec les Etats-Unis.









