Dans le cadre du projet Féminisme Africain-Droits et Représentation, près de 40 femmes kinoises de plusieurs organisations féminines, ont été outillées sur le féminisme et le numérique.
Organisée par l’ONG Biso Basi Telema en collaboration avec l’ Institut Goethe et le ministère allemand des affaires étrangères, cette formation s’est déroulée pendant trois jours soit du 3 au 5 décembre 2025 au cours de laquelle les femmes ont acquis des matières sur ces questions de l’heure. Ces formations rendront ces jeunes filles et jeunes femmes capables de se défendre au cyber harcèlement, à la cyberviolence et à la désinformation ainsi qu’au discours de haine qui rétrograde leurs droits dans la société congolaise.
Princilia Kayoka, porte-parole de l’organisation a démontré en quoi cette formation des trois jours a été très importante, la troisième vague organisée, qui s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme.
» (…) Il est important d’outiller les femmes et d’informer les femmes sur les questions de l’heure, qui est notamment le numérique. Donc on voit au quotidien comment les femmes sont harcelées et beaucoup sont obligées de se retirer parce qu’elles n’arrivent pas à supporter la pression en ligne. Aujourd’hui la violence a changé d’habit ou a changé d’espace. Ce n’est pas seulement physique, c’est aussi virtuel, notamment sur les réseaux sociaux, Facebook, TikTok et tout. La femme n’est plus libre de donner son point de vue, de donner son opinion qu’on soit en politique dans la société civile ou journaliste ou dans n’importe quel secteur on est coincé on est opprimé par ceux là qui ne veulent pas que la femme s’impose (…) », a-t-elle déclaré à RTNC CD, tout en annonçant des campagnes de sensibilisation après cette étape de formation.
A l’issue de cette formation, les participantes on remercié l’équipe organisatrice qui, avec leurs matières,a croisé leurs attentes.
» En venant, nous nous sommes fixés d’acquérir premièrement la connaissance de nos concepts : féminisme et numérique ; deuxièmement ajouter les connaissances manquantes. Et à la fin de cette formation, nos attentes ont été répondues et nous en remercions l’équipe de Biso Basi Telema », a dit Deborah Amani qui s’est dite satisfaite.
Une autre participante explique qu’elle s’est intéressée à la formation puisqu’elle était tombée victime d’une usurpation d’identité.
» (…) La formation m’a tenu à coeur parce que moi-même j’ai été victime d’une usurpation d’identité pendant deux ans. La personne utilisait mes photos tout en les exploitant en forme de deepfake. Cette situation est intolérable puisque c’est une forme de violence », a confié une autre participante répondant a nom de Haradie Moza.
Signalons que ce projet vise à explorer le féminisme en Afrique, tout en mettant l’accent sur les pratiques féministes dans le programme de formation pour parvenir à une société juste, égalitaire et dans discrimination de sexes.
Pour sanctionner leur participation, un brevet a été remis à chaque participante.









