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Soudan : Plusieurs personnes tuées lors des manifestations contre le coup d’État militaire

Au Soudan, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé, le 30 décembre 2021, sous les grenades lacrymogènes pour réclamer un pouvoir civil, alors que le pays est contrôlé par l’armée depuis son indépendance.

Les communications ont été coupées et Karthoum verrouillée. Quatre manifestants ont été tués par balles par les forces de sécurité.

Selon un syndicat de médecins pro démocratie interrogés par AFP , les quatre manifestants ont été tués par balles à Omdourman, la banlieue nord-ouest de Khartoum, reliée à la capitale par un pont.

Dans un appel relayé par des pages Facebook tenues par des Soudanais résidant à l’étranger, les médecins ont déploré que les forces de l’ordre « empêchent les ambulances d’approcher » des victimes. Ils ont appelé en renfort des médecins à l’hôpital Arbaïn d’Omdourman « car les putschistes utilisent des balles réelles contre les manifestants », faisant état de « dizaines de blessés ».

Pour empêcher au maximum les rassemblements, les forces de l’ordre avaient installé dans la nuit sur le pont des containers. En outre, les forces de sécurité – policiers, militaires et paramilitaires des Forces de soutien rapide – avaient installé des caméras sur les principaux axes de Khartoum.

Des médias pris pour cible
Impossible de savoir exactement quelle était l’ampleur de la répression car les autorités ont par ailleurs coupé dans la matinée l’internet mobile et les appels téléphoniques locaux comme ceux venus de l’étranger. Une première et surtout un coup dur pour les militants qui tentent de mobiliser le monde à leur cause, via les réseaux sociaux et la diaspora.

En outre, la télévision satellitaire basée à Dubaï Al-Arabiya a annoncé que plusieurs de ses journalistes avaient été blessés dans une attaque contre son bureau par les services de sécurité.

La chaîne locale el-Sharq a elle aussi affirmé avoir été empêchée de couvrir l’actualité du jour par les forces de sécurité.

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À chaque nouvel appel des manifestants proclamant que « la révolution continue » face au chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, qui a renforcé son pouvoir avec un putsch le 25 octobre, les autorités mobilisent de nouvelles techniques pour tenter d’endiguer l’opposition.

Sur des banderoles et pamphlets des manifestants on pouvait lire « Non au pouvoir militaire » et « Les militaires à la caserne! » à Khartoum mais aussi à Kessala et à Port-Soudan dans l’est ou à Madani, au sud de la capitale.

RTNC.CD avec AFP

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