Le Président de la République Félix Tshisekedi a une fois de plus attiré samedi l’attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire particulièrement préoccupante dans l’Est du pays, notamment dans et autour de la ville d’Uvira, ainsi que dans les localités situées tout au long de la plaine de la Ruzizi.
A l’en croire, de milliers de familles déplacées à l’intérieur du pays vivent dans une précarité extrême et confrontées à des besoins urgents en matière d’assistance humanitaire suite à la guerre d’agression rwandaise. À cette détresse interne, a-t-il poursuivi, s’ajoute celle des réfugiés se trouvant notamment au Burundi, où ils continuent de faire face à d’importantes difficultés et à une vulnérabilité persistante.
« Mais il serait illusoire de traiter l’urgence humanitaire sans regarder, avec lucidité, la cause première de cette souffrance : l’instabilité entretenue et la violence récurrente. Les populations de l’Est, déjà éprouvées par des décennies d’épreuves, ne peuvent plus être condamnées à ce cycle tragique où chaque avancée diplomatique se trouve aussitôt neutralisée par des replis tactiques, des provocations nouvelles ou des offensives déguisées. Les développements récents sur le terrain, y compris autour d’Uvira, rappellent à quel point la situation demeure fragile et combien la mise en œuvre des engagements pris doit être rigoureuse, suivie et vérifiable », a insisté le Chef de l’État Félix Tshisekedi dans son intervention devant les diplomates accrédités dans son pays.









