À Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru, les femmes de la Province éducationnelle Sankuru 2 ont été sensibilisées à l’importance de leur autonomisation lors d’une conférence-débat organisée ce mercredi 25 mars.
Placée sous le thème de l’autonomisation féminine, cette rencontre a réuni les femmes de l’administration provinciale ainsi que des enseignantes venues des divisions de l’Epst Lusambo 1 et Lusambo 4.
L’objectif était de réfléchir sur le rôle central de la femme dans le développement et dans le secteur éducatif en particulier.
Dans son mot d’ouverture, le Proved du Sankuru 2, Tara Mungomba Déogracias, a exhorté les participantes à assumer pleinement leur responsabilité en tant qu’éducatrices :
« Une femme enseignante ne transmet pas seulement des connaissances, elle façonne aussi les générations futures », a-t-il souligné, insistant sur l’impact déterminant de la femme dans la construction de la société.
Prenant la parole en première position, Denise Nyande, cheffe de division en charge de l’éducation à la vie familiale, est revenue sur l’historique de la Journée internationale des droits des femmes célébrée chaque 8 mars.
Elle a également évoqué les défis persistants auxquels les femmes sont confrontées, notamment les inégalités professionnelles, la faible représentation dans les instances de décision, les violences basées sur le genre, ainsi que les pesanteurs socioculturelles.
Face à ces défis, elle a encouragé les femmes à s’impliquer activement dans leur propre autonomisation.
« Nous, femmes de la province éducationnelle Sankuru 2, pouvons contribuer à l’autonomisation par la promotion de l’éducation des filles, l’encouragement du leadership féminin, la lutte contre la discrimination, la valorisation du travail des femmes enseignantes et la promotion du respect et de la dignité dans les milieux scolaires », a-t-elle déclaré.
De son côté, la deuxième oratrice, Rebecca Kalenga, conseillère à l’éducation maternelle, a mis en lumière la place essentielle de la femme dans le secteur éducatif. Elle a insisté sur la nécessité de transformer la célébration du 8 mars en un moment d’engagement concret.
« La femme n’est pas seulement bénéficiaire du développement, elle en est l’actrice principale. Ensemble, continuons à promouvoir l’égalité, la justice et la dignité pour toutes les femmes et les filles », a-t-elle affirmé.
Cette conférence-débat a ainsi permis de rappeler que l’autonomisation des femmes demeure un levier fondamental pour le développement durable, particulièrement dans le domaine de l’éducation.
Jean-Claude Kopami Shongo, depuis Sankuru.









