À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux et de la présentation du nouveau Comité de gestion de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la Rectrice, Professeure Espérance Bayedila, a prononcé un discours programmatique marquant, plaçant son mandat sous le signe de la refondation institutionnelle.
Dans une allocution empreinte de responsabilité et de lucidité, la Rectrice a affirmé que l’UNISIC se trouve à un tournant décisif de son histoire, appelant à des réformes profondes plutôt qu’à de simples ajustements. Le concept central de cette refondation est l’assainissement, entendu comme un processus global visant à restaurer les fondements moraux, académiques, administratifs, financiers et relationnels de l’institution.
Un diagnostic sans complaisance
S’appuyant sur un état des lieux rigoureux, la Rectrice a dressé un tableau précis des dysfonctionnements observés dans quatre secteurs clés : académique, recherche, administratif et budgétaire. Elle a évoqué notamment la dégradation du climat académique, les irrégularités dans les parcours étudiants, la faiblesse de la gouvernance administrative, l’opacité financière et l’absence de mécanismes de contrôle conformes aux normes universitaires.
Des actions concrètes en 40 jours
Nommée le 9 décembre 2025, la nouvelle équipe rectorale a engagé, en l’espace de quarante jours, une série de mesures structurantes : contrôle administratif du personnel, relance du dialogue social, mise en place d’une commission budgétaire, clarification du fonctionnement de l’école doctorale, lutte contre le plagiat, rationalisation des frais académiques et amorce de la numérisation de la gestion universitaire.
Sur le plan des partenariats, des coopérations nationales et internationales ont été relancées, tandis que certains contrats, notamment en matière d’infrastructures, ont été réorientés pour mieux répondre aux besoins réels de l’université.
Cinq défis pour l’avenir
Espérance Bayedila a également identifié cinq défis majeurs à relever collectivement : l’instauration d’une gouvernance responsable, l’amélioration des infrastructures, la valorisation des ressources humaines, le renforcement de l’excellence académique et scientifique, ainsi que la consolidation de la cohésion institutionnelle face aux tentations de fragmentation identitaire.
Munus et Modus, une boussole pour l’UNISIC
En conclusion, Espérance Bayedila a rappelé la devise de l’UNISIC, Munus et Modus — la mission et la méthode — comme socle de la refondation engagée. Une vision qui ambitionne de restaurer la crédibilité, le prestige et la vocation sociale de l’université, dans le respect des valeurs académiques et des lois de la République.
Elle a enfin appelé l’ensemble de la communauté universitaire et des partenaires à un engagement collectif, plaçant son mandat sous le signe de la rigueur, de l’équité et du service à la science et à la société.









