La République Démocratique du Congo a officiellement présenté sa candidature à plusieurs postes de responsabilité au sein de la Commission de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), a annoncé le ministère congolais de l’Intégration régionale ce vendredi 16 janvier 2026.
Le ministre Floribert Anzuluni, qui représente Kinshasa à la réunion du Conseil des ministres de la CEEAC tenue à Malabo, en Guinée équatoriale, a été chargé de porter les aspirations congolaises. Les fonctions visées couvrent des domaines stratégiques tels que la gestion environnementale, les finances et l’économie, les infrastructures, la gouvernance politique et sécuritaire, ainsi que les questions de genre et les affaires juridiques.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique diplomatique impulsée par le président Félix-Antoine Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui cherche à renforcer l’influence de la RDC au sein des instances régionales. Kinshasa entend ainsi jouer un rôle plus actif dans la définition des politiques communautaires et dans la promotion de l’intégration sous-régionale.
La Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), créée en 1983, vise à promouvoir l’intégration économique, la stabilité politique et le développement durable dans la région. Elle regroupe onze pays membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Rwanda, São Tomé-et-Príncipe et le Tchad.
L’organisation tient régulièrement des réunions techniques, ministérielles et des sommets de chefs d’État, généralement tous les deux ans, afin de coordonner les politiques régionales dans les domaines clés tels que la sécurité, l’économie, l’environnement et la gouvernance. La volonté de la RDC de s’y positionner davantage traduit une stratégie d’ouverture et de leadership régional affirmé.









